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 Le moine et l'habit

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MessageSujet: Le moine et l'habit   Sam 29 Mar - 12:55




PS : Je sais il y a une faute sur l'image mais j'arrive pas à la modifier. ^^

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MessageSujet: Re: Le moine et l'habit   Sam 5 Avr - 15:40

« Lorsque la fin importe, les moyens comptent peu »

- Anonyme.



PROLOGUE



Il était là, perdu dans ses pensées et farfouillant dans les feuilles de papiers qu'il tenait dans la main. Il n'était pas très âgé, semblant avoir la trentaine même si les quelques mèches blanches qui commençaient à apparaître sur sa chevelure tendaient à le vieillir.

Il se trouvait assis là, sur une petite chaise pliable grise, dans la pénombre tandis que toutes la lumière de la pièce semblait se diriger dans une seule direction, vers un mur blanc et ce qui ressemblait à une estrade métallique.

L'homme, alors, souffla, posa ses feuilles au sol et se leva pour commencer à faire les cent pas.

Un observateur attentif n'aurait eu tord d'observer qu'il semblait stressé.

Il aurait aussi pu, à présent, l'observer plus attentivement dans son costume noir guère très remarquable ni original, une petite cravate rouge venant l'ornementer.
Il n'était pas tout à fait grand et loin d'être particulièrement athlétique. En revanche, ses cheveux bruns étaient, eux, plutôt bien coiffés, ce qui était bien la seule partie vraiment remarquable de son physique.

Le bruit grinçant d'une lourde porte métallique résonna alors dans la pièce.

Les yeux délavés, presque gris, de l'homme se tournèrent dans la direction de celui-ci . Ils ne marquaient pas la moindre expression particulière si ce n'est la tension intérieure de leur propriétaire.

Un homme se tenait là, devant lui, immobile, l'observant.

Il bougea, tendant son bras vers le trentenaire. Ce dernier agi de même, bien qu'un peu plus rapidement.

Ils se serrèrent la main.

- Monsieur. J'espère que vous êtes prêt pour le direct, demanda le nouvel arrivant. Votre concurrent a terminé et c'est à vous de prendre la suite, ajouta-t-il.
- Autant qu'on peut l'être en tout cas, répondit l'homme en costume. Où sont les autres ?

On lui répondit avec un sourire en coin.

- Retenus, la paperasse, vous savez sûrement ce que c'est. On y va ?

Son interlocuteur se retourna, lui tournant alors le dos.

Il fit alors quelques pas en avant, une dizaine environ avant de se tourner à nouveau vers le nouvel arrivant.

- Hum désolé, je n'ai peut-être pas entendu mais quel est votre nom ?

L'inconnu l'avait suivi et se trouvait d'ailleurs plutôt proche de lui. Visiblement il avait été surpris, par son arrêt ou sa question, nul ne pouvait le dire.

- Lemoine, Henri Lemoine monsieur, répondit-il.

Un sourire s'afficha alors sur le visage de l'homme en costume.

- Français ?
- Effectivement, d'origine en tout cas. Ma famille s'est installée sur Capella il y a environ trois générations. Il marqua alors une pause avant d'ajouter, on peut y aller maintenant, je ne voudrais pas être en retard. La hiérarchie pourrait me tomber dessus.

La porte hurla de nouveau, ils n'étaient plus seuls.

Quelques hommes et femmes venaient d'entrer dans la pièce, une demi-douzaine environ. Le trentenaire comprit donc qu'il était temps pour lui de s'atteler à sa tâche et avança vers la lumière. Une fois en position, il se retourna vers son petit public tandis que Henri Lemoine se dirigeait vers une petite console cachée dans un coin de la pièce.

De petits drones tombèrent alors du plafond, tous équipés de ce qui semblait être une caméra. Une petite diode rouge s'alluma alors.

- Direct dans cinq, quatre, trois ; annonça Henri en joignant le geste à la parole. C'est d'ailleurs ainsi qu'il finit son compte à rebours, avec ses doigts.

Tandis que le dernier doigt allait s'abattre, le regard de l'homme se perdit dans l'assemblée et commença à fixer une personne bien particulière.

Une jeune femme, blonde, d'à peine la vingtaine se tenait là, le fixant avec un léger sourire aux lèvres.
Pendant un instant d'égarement, il pensa qu'elle pourrait être sa fille.

En écho à cette pensée son regard fuit rapidement vers les caméras tandis que le dernier doigt d'Henri Lemoine s'abattait.

L'homme en costume n'avait pas besoin de se retourner pour savoir que le grand mur blanc situé devant lui se métamorphosait pour afficher un paysage idyllique. Il afficherait, dans quelques secondes, un magnifique champs comme il y en avait tant sur sa planète natale, comme il y en avait tant sur Capella.

Il attendit quelques secondes, pour s'assurer que la métamorphose soit complète. Des secondes, passées à fixer les caméras, qui lui parurent une éternité.

Alors, il ouvrit la bouche.

- Chers compatriotes, chers camarades, amis ; il marqua une courte pause. Je suis, me prénomme Erick Morienne. Je suis, vous le savez peut-être, contre l'anémie ; son regard se fit alors plus triste, presque trop triste. Celle de ceux qui, jusque là, nous ont gouvernés. Leur anémie d'idéaux et leur soif d'argent. Voilà en quoi nos intérêts sont convergents.

Il fit alors trois pas en avant, de sorte que la caméra soit forcée de se concentrer sur son visage que bien trop attristé.

- Il est donc de mon devoir de citoyen de, il marqua une longue pause, presque trop, théâtrale. De vous informer de cette vile traîtrise. Son regard se transforma alors, afficha à présent une expression de colère bien décelable. La corruption des dirigeants de ce monde. Nous mettant sous le contrôle, la maîtrise, il marqua une nouvelle pause comme pour indiquer que ce qu'il allait dire était difficile pour lui. La maîtrise d'hommes véreux, ceux de l'UEG. Engageant notre monde contre ces insurgés.

Il reprit presque immédiatement, prenant simplement le temps de reprendre son souffle.

- Je parle là des rebelles, oui, nos ennemis. Mais sur Capella ce heurt devrait être damné. Jamais amené, de notre monde démis. La neutralité, l'aurons en l'encourageant. La paix, le départ des soldats en découlant.

Erick Morienne commença alors à reculer de quelques pas pour, qu'à présent, les caméras puissent le voir entièrement.

- Une enquête s'impose, sur nos dirigeants. En attendant votez et restez vigilants ; conclu-t-il.

Le trentenaire se tut alors et baissa la tête en signe de respect tandis que les caméras s'éteignaient. Il imaginait aisément la pub qui allait suivre, parlant du débat entre les deux candidats à la gouvernance de Capella. Débat qui allait se tenir dans quelques minutes et auquel son discours et celui de son opposant tenait lieu d'introduction.

Toutefois, ce débat ne serait plus qu'une formalité, ce discours allait probablement lui faire gagner la campagne. Cependant, étonnement, il ne ressentait aucune réelle joie à cette idée mais, plutôt, une certaine gêne.

C'est alors que la petite assemblée hétéroclite se dirigea vers lui.

Tous le félicitèrent, tous l'encouragèrent, tous lui disaient à quel points ils l'admiraient. Tous, sauf une.

- M'ouais, tu m'as guère convaincue de voter pour toi, clamât la jeune blonde en tentant de couvrir la voix des autres courtisans.

Le regarde d'Erick, emplit d'une surprise certaine, se tourna vers la jeune femme et lorsqu'il l’aperçu, la surprise se transforma en lueur de malice. Les quelques personnes les séparant s'écartèrent alors pour les laisser se rejoindre.

- Mon lapin, il ne reçut comme réponse qu'un regard noir. Euh, Ellia, je veux dire, un sourire taquin apparut sur son visage tandis qu'il prononçait ces mots.
- Papa, répondit-elle simplement en le serrant dans ses bras.

L'embrassade se termina rapidement et son père, intrigué, demanda alors à la jeune Ellia Morienne ce qu'elle faisait ici ou, plutôt, pourquoi elle n'était pas en cours tel qu'elle devait l'être.

- Rah, c'est juste que ''les principes fondamentaux de la physique Shaw-Fujikawa'', c'est pas pour moi, dit-elle avec un sourire que ne partageait pas son père. Puis s'il n'y a aucun avantage à être la fille du prochain gouverneur …

Erick allait alors répondre lorsqu'il vit, un peu plus loin, quelqu'un l'appeler avec, visiblement, grande insistance. Il comprit rapidement qu'il devait se préparer pour son débat et décida qu'il allait simplement avertir sa fille qu'ils reprendraient cette discutions plus tard.
Malheureusement cette dernière avait déjà disparue. Erick Morienne se contenta alors d'un simple soupir de lassitude.

Il se mit donc à avancer vers cette personne qui continuait de l'appeler et, ce, de plus en plus ardemment.
C'est alors qu'il fut intercepté par le journaliste d'origine française, Henri Lemoine.

- Monsieur, si je puis me permettre, très intéressant choix de cravate. Le rouge, couleur parfaite pour un assassinat politique.

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Dernière édition par Alkalieth le Lun 2 Juin - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le moine et l'habit   Dim 25 Mai - 21:29

CHAPITRE PREMIER



- Bienvenue sur Capella News TV, nous sommes le 24 octobre et voici les titres de votre actualité.

L'homme, le trentenaire, Erick Morienne, éteignit le son de son grand écran de télévision sur cette phrase, alors que quelqu'un entrait dans la pièce où il se trouvait.
En tout cas cela ne le dérangeait pas outre mesure puisque les actualités ouvraient encore – et comme toujours – sur un crime sanglant. Une astuce vieille comme le monde pour que les spectateurs retiennent encore mieux les pubs diffusées auparavant. Une technique que le trentenaire réprouvait totalement même s'il en comprenait l'utilité.

Une jeune femme, de son âge environ et visiblement d'origine asiatique, venait d'entrer dans son large et spacieux bureau.

Il attendit patiemment que cette dernière referme la porte avant de se l'inviter à s'asseoir en face de lui, devant le meuble éponyme à la pièce dans laquelle ils se tenaient.
Une fois ceci fait, il fit disparaître l'image du présentateur du journal télévisé en éteignant l'écran.

Erick et la nouvelle arrivante se regardèrent, restant ainsi pendant quelques instants.

Ensuite, le trentenaire fit pivoter son fauteuil en cuir pour admirer son domaine depuis la magnifique baie vitrée qui s'étendait auparavant derrière lui.

- Magnifique n'est-il pas, finit-il par dire en lieu et place de salutations.

Il se retourna alors vers elle.

- Tout à fait monsieur, dit-elle en hochant la tête en signe d'approbation. Cependant, ce n'est pas de ça dont je voulais vous entretenir.

Elle ouvrit alors la mallette qu'elle portait depuis son entrée dans la pièce et en sorti une pile de documents qu'elle posa sur le bureau, devant Erick.

- Je sais Tibahl, je sais, fit-il avec un air exaspéré.
- Pourquoi ai-je alors l'impression que vous ne semblez vouloir tout faire pour éviter cela, répondit-elle avec un sourire en coin.

Erick ignorait alors totalement ce qu'il devait vraiment le lui dire. Toutefois, elle était sa conseillère, sa principale conseillère, il lui devait au moins la vérité.

- Le débat d'hier, le discours surtout, m'a contrarié.
- En quoi monsieur, elle marqua alors une courte pause hésitante, si je puis me permettre ?
- La méthode, en voyant son visage interrogatif il décida d'ajouter : celle qu'on a employé, ce coups bas. Je sais pas, je m'étais juré de ne jamais recourir à cela et voilà le résultat.

Le visage de Tibahl changea alors d'expression pour afficher un sourire presque moqueur.

- Moi qui vous prenais pour un grand politicien. Vous auriez dû vous y attendre, personne n'y échappe.
- Peut être bien Tibahl, peut être bien mais j'aurais apprécié être l'exception qui confirme la règle.

Il s'arrêta pour reprendre son souffle et attendit quelques secondes avant de reprendre.

- Quoi qu'il en soit, de quel sujet es-tu venue m'entretenir ?

L'asiatique farfouilla alors dans les copies qu'elle avait auparavant placées sur le bureau avant d'en sortir une bien particulière qu'elle tendit à Erick.

- Les résultats du dernier sondage, dit-elle. Tu viens de repasser en tête et de pas qu'un peu, ajouta-t-elle avec un sourire radieux. Je pense que ça valait le coup de quelque peu jouer avec ta conscience non ?
- Hum oui, il lui rendit sa feuille, sûrement.

Le sourire de Tibahl disparut alors, remplacé par un air quelque peu maussade.

- Roh un peu d'enthousiasme merde ! On va enfin pouvoir le battre ce pourri, mais pour ça fallait un peu se salir les mains, c'était inévitable, dit-elle presque en criant.
- Tu as sûrement raison, désolé. Il afficha un petit sourire, quoi d'autre ?

Elle acquiesça, se calmant par la même occasion et glissa alors une nouvelle feuille dans la main de son employeur.

- Les nouvelles demandes de mon contact, elles sont un peu extrêmes, mais on lui doit bien ça. Il nous a quasiment fait gagner cette campagne.

Erick passa un moment à passer en revue lesdites exigences avec un air qui passait de l'étonnement à la colère avec une facilité déconcertante. Le mouvement de ses yeux parcourant les lignes d'écriture manuscrite parurent même s'accélérer.

- Il plaisante j'espère ?

Il releva les yeux et voyant le visage de sa conseillère, il comprit parfaitement que cela n'était nullement le cas.

- Comment je pourrais faire passer ça moi ?
- Avec ton sourire enjôleur et ton sens de la rhétorique, comme toujours, répondit Tibahl en plaisantant.
- C'est pas le temps de faire des plaisanteries ! Dit-il avec un ton beaucoup plus énervé qu'il ne l'aurait voulu. Désolé, fit-il en se calmant, ce n'est pas contre toi. Je suis pour éviter que le conflit ne se répande sur Capella moi, pas pour laisser le champ libre aux rebelles. Je suis pas idiot, aussitôt qu'on aura fait ce qu'il nous demande, ces derniers en profiteront.

Tibahl lui fit alors remarquer qu'ils n'avaient pas vraiment le choix, qu'ils allaient devoir accéder à ses exigences.

- Je sais, je sais, mais la démilitarisation complète de Capella. Comment faire passer ça ? Je l'ignore totalement.

L'asiatique passa alors une main dans ses cheveux noirs et raides, paraissant comme pensante. Après quelques temps de silence pesant, elle dégagea sa main d'un coup sec et prit la parole.

- J'ai une idée Erick, il faut continuer sur la pacification de Capella, annonça-t-elle d'un ton enjoué. Tu peux dire que sans militaires à attaquer, les rebelles nous laisseront tranquilles ou quelque chose dans le style. Tu vois ce que je veux dire ?
- Oui, bien pensé, ça peut passer ainsi, mais je n'aime toujours pas ça, répondit le trentenaire.
- Ce n'est pas comme si nous avions le choix, ajouta alors Tibahl.

Erick haussa alors les épaules en signe de lassitude et d'approbation. Il ouvrit alors un large tiroir de son bureau et en sorti un classeur tout aussi imposant.
Il chercha ensuite parmi les multiples feuilles rangées en son intérieur jusqu'à trouver celle qu'il cherchait. Il la parcourut ensuite des yeux.

- Hum, fit-il alors qu'il finissait sa lecture. Fixe un rendez-vous dans une émission importante pour dans trois jours, je ferais mon annonce à ce moment-là.
- Toujours sur Capella News TV, demanda Tibahl.
- Oui, puisque nous avons un accord avec eux, autant le respecter, répondit le trentenaire.

L'asiatique esquissa alors un petit sourire sans pour autant lâcher des yeux son interlocuteur.

- Je sais que tu n'aimes pas ça, mais si on veut gagner cette campagne, on a pas le choix. C'est la politique.
- Je sais Tibahl, je sais ; répondit à nouveau Erick avec un air lassé. C'est juste que parfois j'ai l'impression d'être encore plus pourri que mon opposant. Ça me donnerait presque envie de voter pour lui tiens.

Ils éclatèrent tous deux de rire, d'un rire jaune.

- Oh cela serait difficile, répondit Tibahl une fois son rire stoppé. Le discours, je m'en occupe ou tu veux qu'on l'écrive ensemble, demanda-t-elle alors.
- Ensemble, j'ai besoin de me changer les idées, tu n'auras qu'à me dire quand tu es disponible.

La jeune femme acquiesça puis finit par se lever en spécifiant qu'elle en avait terminé. Ils se saluèrent et Tibahl quitta la pièce comme elle était entrée.

Erick passa alors un moment seul avec ses pensées, réfléchissant à la manière dont les événements s'étaient enchaînés ces dernières semaines. On le décrivait, dans les médias, comme un individu imprévisible, surgissant toujours là où on ne l'attendait pas. En politique par exemple.
Au fil des années il en avait sa force, c'est ce qu'il lui avait permis de monter, de grimper aussi haut.

Cependant, aujourd'hui, il ne savait plus quoi faire. Il était perdu.

Il avait parcouru tellement de chemin depuis sa sortie de l'université – la prestigieuse faculté d'économie de New Jerusalem. Il avait tellement sacrifié, jusqu'à ses idéaux, pour en arriver là.

Lui qui désirait tant améliorer les choses, lui qui détestait tant la corruption, lui qui voulait tellement un monde meilleur. Lui, il avait dû jouer avec le malheur des gens, la corruption ainsi que tabler avec la petitesse du monde dans lequel il vivait pour en arriver là.

Lui, avec de pareil méthodes il espérait améliorer les choses …

- Je présume que Tibahl a raison quand elle dit que lorsque la fin importe, les moyens comptent peu, marmonna-t-il pour lui seul.

Il se demandait tout de même qui pouvait bien être ce mystérieux informateur. Un rebelle, sûrement, vu la nature de ses demandes. Cependant ce pouvait tout aussi bien être un agent de l'ONI poursuivant Dieu seul sait quel objectif ou encore un administratif en quête de vengeance ou de pouvoir.

Il agita la tête en écho à ces pensées, se tourmenter avec de telles réflexions ne mènerait nulle part .
A la place il alluma l'écran holographique situé sur son bureau, ce dernier se brancha alors automatiquement sur la chaine qu'il regardait auparavant.

- Nous continuons avec les nouvelles du jour, annonça le présentateur. Hier, le candidat à la gouvernance Erick Morienne a fait un discours des plus révélateur et qui vient de le faire passer en tête des sondages pour les élections de 2524. Elections qui, je le rappelle, se tiendront dans deux semaines.

Erick ne put s'empêcher de se sentir coupable à l'annonce de cette nouvelle.

- Un énième coup de théâtre donc, continua le présentateur, après le saccage de son bureau de campagne le mois dernier. Evènement qui avait grandement choqué l'opinion surtout après l'enquête révélant que ce dernier avait été commandité par des proches de son adversaire.

La culpabilité du trentenaire grandit encore un peu.

- Quoi qu'il en soit, la plupart des experts en politique s'accordent à dire que sa victoire est maintenant presque inéluctable. Voilà qui ...

La porte du bureau d'Erick s'ouvrit alors soudainement en grinçant. L'homme coupa donc son écran comme un jeune enfant prit en faute.

Il attendit encore quelques instants avant de finir par lever lentement les yeux vers ladite porte pour y entr'aperçevoir une silhouette au combien familière.

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