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 [4/4] Voler, c'est mal !

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Feuille de héros
Nom: Vincent Ledner
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MessageSujet: [4/4] Voler, c'est mal !   Dim 8 Sep - 20:41

Synopsis :
Nous sommes en avril 2525 et l'insurrection sur Jericho ne cesse d'empirer. Après avoir dépêché des renforts sur place, l'UNSC a formé une Task Force hautement mobile pour réagir rapidement partout où le besoin s'en ferait sentir. Cette formation, la TF alpha,  rassemble les 97ème régiment et 4ème régiment aérien des marines, le 121ème régiment d'infanterie, le 123ème régiment aérien et, enfin, le 352ème régiment de soutient. Ces forces disparates devront s'assister aussi efficacement que possible afin de réduire à néant la menace rebelle sur Jericho VII et vous faites partit de ces forces.

Un petit groupe tout aussi disparate de soldats de l'UNSC, des Marines jusqu'à la Navy en passant par l'Air Force, se retrouvent affectés au suivis et à la protection d'un mystérieux agent de l'ONI, Daniel Cross. Ils devront entre autre se rendre jusque dans l'immense jungle tropical couvrant le contour des lacs de Penthesilea, pour une mission de récupération des plus banales... seulement en apparence ?



_________________
L'esprit humain. Selon la personne, ces deux mots peuvent signifier tant de choses... Pour un esprit scientifique, ce sera un outil organique capable de prouesses formidables. Pour un croyant ou un mystique, ce sera une énergie, une âme, qui peut explorer l'univers jusqu'aux plus profonds de ses mécanismes. Quelque soit la personne qui lira ces deux mots, elle ne peut nier une chose : de la pierre au nucléaire, l'esprit humain peut faire des miracles. Vous savez ce que, du coup, je crois ?


Les seules limites que l'on puisse affronter sont celles que l'on s'impose...


Dernière édition par Fred Nils le Dim 22 Sep - 15:45, édité 5 fois
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Nom: Daniel Cross
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Jeu 12 Sep - 19:17

Quelque part près du Jericho Military Complex, 07 Avril 2525, heure inconnue

Daniel avait été sorti quelques minutes avant son arrivée au Jericho Military Complex de cryogénisation, l’ONI jugeant que ses agents devraient être conservés le plus souvent possible entre les opérations à venir. Il se réveillait tout doucement avant de réaliser que son caisson de cryogénisation était dans un pélican ; le co-pilote sortit du cockpit pour aller voir Daniel et lui proposer un café avant d’engager la conversation pendant que ce dernier était entrain de s'habiller :

- La Belle au bois dormant a fait bon voyage ? demanda-t-il le sourire moqueur.

- Bof, on va dire que ces caissons n’ont jamais vraiment été confortables. Je finirai par m’y habituer. Répondit Daniel avant de tourner son regard vers le co-pilote, son casque masquait la moitié de son visage et ses vêtements étaient amples mais n’étaient guère trompeurs : c’était une femme.

- Oh et bien je dirai à mes supérieurs de l’ONI de vous en faire un bien à votre aise ! commenta la jeune femme en rigolant intérieurement, elle avait l’air de trouver Daniel à son goût mais lui ne le remarqua pas vraiment.

- Bon les tourtereaux, je vous dérange pas ? On arrive ! s’exclama le pilote à travers le haut-parleur de l’appareil.

Daniel suivit la co-pilote dans le cockpit avant de poser la main sur le fauteuil du pilote avant de se pencher vers la vitre et vit l’immense complexe militaire de Jericho qui restait impressionnant même après en avoir entendu parler d’une part par la fortification du complexe d’autre part par le terrain que la base occupe.

Il se dépêcha pour prendre ses bagages qui se trouvaient sous le caisson et d’enfiler un baklava gris foncé qui ne laissait distinguer que ses yeux bleus. Il réajusta son uniforme de l’ONI bleu gris qui avait été un peu froissé lors de son réveil. Le pélican se posa tout doucement sur la piste d’envol et c’est d’un signe de la main que Daniel dit au revoir aux deux pilotes qui devront revenir le chercher quand il en aura fini sur Jericho.

Il était plutôt presser car la réunion commençait dans moins de 10 minutes. Heureusement qu’un plan holographique lui avait été fourni. Il déposa ses affaires au dortoir sur le lit qui lui avait été attribué avant d’aller à la salle de briefing où beaucoup de personnes faisaient la queue pour rentrer. A l’intérieur de la salle aux murs gris, il n’y avait que 2 rangées de chaise dont la majorité étaient déjà prises, Daniel prit une chaise à l’extrémité droite du second rang histoire de ne gêner personne.
Il fut surpris de constater qu’un membre de l’ONI qu’il connaissait faisait le briefing sur l’estrade principale: le Lieutenant Tremzat, un homme dont il ne savait l’âge, de type caucasien et dont les cheveux bruns étaient coupés courts mais plus long que la règlementation dont la couleur de son uniforme les faisaient ressortir. Ils avaient eu quelques échanges de mails peu de temps avant d’entrer en cryogénisation.

Son briefing était prompt et concis, toutes les personnes dans la pièce étaient à l’écoute. Daniel, lui analysait les personnes présentes, notamment celles avec qui il devait faire équipe et dont il avait lu les dossiers : Camilla McShaw, Richard Anderson et son équipe, Lotfi Nadjib.

Il fut interrompu dans ses pensées lorsqu’il entendit le Lieutenant Tremzat prononcer ces mots, avant de le pointer du doigt :
« -Pour l'occasion, un agent de l'ONI vous accompagnera : il s'agit de crewman recruit Cross ».

Toutes les personnes qui s’étaient installées dans la salle se retournèrent vers lui. Mais il se contenta de ne pas réagir à la réaction des autres, sans dire un mot.

Daniel remarqua cependant qu’un homme d’Anderson le regarda particulièrement mal : Seth Summer. De ce qu’il avait lu dans un de ses rapports, le jeune Seth avait eu des problèmes avec un membre de l’ONI mais il n’avait pas précisé plus.

Mais tout cela lui était égal tant que ce soldat ne venait pas chercher des crosses à Daniel.

Aussitôt le briefing terminé Daniel se leva et sorti de la salle sans même faire attention si il n’y avait pas des questions pour Tremzat qui lui serait utile. Il se dirigea vers les dortoirs dont les lits étaient en rangées en colonne par groupe de trois ; il ouvrit son sac qui contenait tout l’équipement nécessaire pour sa mission, il prit soin de plier ses habits avant de mettre sa tenue de combat et de s’équiper avant de partir en mission. A vrai dire, il était un peu angoissé de partir en mission avec des personnes expérimentées mais qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam, sans compter que c’était sa première mission en tant que Crewman et que sa première et dernière mission avant tout ça avait été un désastre.

Il entendit des bruits de pas distincts qui s’arrêtèrent juste derrière lui, il s’arrêta de s’équiper avant de se retourner et de se mettre au garde-à-vous :


- Lieutenant Tremzat ? demanda Daniel étonné.

- Rompez agent, c’était juste pour vous souhaiter bonne chance. Et vous dire que vous savez ce que vous avez à faire, ne me décevez pas. Répondit Tremzat lentement.

- Oui, je ne vous décevrais pas. Affirma-t-il en posant son casque sur la tête avant de prendre son magnum et de glisser la culasse vers l’arrière pour qu’il soit prêt à être utiliser puis rengaina son arme.

Il se dirigea ensuite vers la piste d’envol, 2 pélicans étaient prêts à partir mais attendaient les autres membres de l’opération qui devaient être occupés à faire autre chose. Levant les yeux au ciel il s'aperçu qu'il allait faire un temps magnifique aujourd'hui.
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Nom: Seth Sumner
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Dim 15 Sep - 3:32

Jericho Military Complex, 07 Avril 2525, heure inconnue

Quand Seth passa la porte donnant sur l'un des nombreux dortoirs du complexe militaire, cinq paires d'yeux se levèrent dans sa direction. Le marine avait été séparé de son escouade pendant plus d'un mois,  le reste du groupe étant assignés à la protection de hauts placés alors que lui était dépêché dans une mission spéciale en orbite de la planète, pour le compte de l'ONI.

Caxton, le comique du groupe, fut sans grande surprise le premier à l'interpeller.

-Tient, monsieur solitaire est de retour dans la meute. Lanca-il d'un ton amusé. On s'ennuyait des louves? Pourtant il n'y a pas vraiment de quoi.

Lauren Ardall, assise à quelques pas de lui, lui donna un violent coup de poing sur l'épaule en souriant à Seth.

-Alors, cette mission, pas trop soporifique pour toi? T'avait pas l'air trop enthousiaste quand on t'a sorti ce communiqué de l'ONI.

-Ca a bougé un peu plus que ce à quoi je m'attendais, pour une mission de bureaucrates habillés en complet-cravate. commenta le marine en rendant à la seule femme de l'équipe ce qui pouvait le plus s'identifier à un sourire dans son inventaire d'expressions faciales.

Il se dirigea vers la couchette libre, dans le coin de la salle, et serra la main que lui tendait le sergent Anderson lorsqu'il arriva à son niveau.

-Content de te ravoir parmi nous, Sumner, on a eu quelques soucis, sans notre expert du combat rapproché.

-Ouais, Namibi a bien essayé, mais il a eau avoir les muscles pour cogner un éléphant, il a autant de vivacité qu'eux! Lança Caxton en pouffant de rire, imité par les autres soldats.

-La ferme, répondit l'intéressé en croisant ses imposants bras. Mais on pouvait tout de même apercevoir un léger sourire se dessiner sur ses lèvres.

Seth déposa son paquetage sur son lit de camp et eut à peine le temps de s'installer d'avantage qu'Anderson déclara:

-Bon, c'est l'heure, madame et messieurs, on a un briefing dans cinq minutes. Me posez pas de questions, tout ce que je sais, c'est qu'on fait maintenant partie de la TaskForce Alpha et qu'on a une mission pour nous. Allons-y.


Tout le monde se leva, et le sergent en tête de file ils se dirigèrent vers la salle de briefing, adjacente au dortoir.

La pièce était encore vide, les marines s'installèrent donc à la première rangée et attendirent la suite des événements, qui ne tarda pas à venir. Les quelques places encore libres furent vite remplies et un homme en uniforme gris se campa devant l'assemblée de soldats.

- Je suis le lieutenant Eric Tremzat, de l'ONI.

Seth se retint de lever les yeux en l'air. Apparemment, pas une de ses missions ne pouvait se dérouler sans que ces barbouzes s'en mêlent. Ils avaient beau être, théoriquement, du même coté, l'aspect de secret absolu maintenu par les agents de l'organisation énervait au plus haut point le soldat.

-Étant donné la montée en puissance des violences sur Jericho VII, l'UNSC a décidé de distribuer d'importantes cargaisons d'armes par pélicans aux différents groupements récemment formés comme le groupe spécial d'intervention, la Task Force Alpha dont nous faisons partie et la Task Force Bravo, entre autre. L'un de ces pélicans a justement quitté un entrepôt du NavLogCom au sein des montagnes du continent de Penthesilea à destination de Thetis, des armes à son bord.

Durant les quelques secondes de silence qui suivit cette déclaration, le New-Yorkais s'était déjà fait une petite idée de ce qu'il était probablement arrivé. Un soupir exaspéré à peine audible du corporal Reeve, assis à ses cotés, lui signifia qu'il n'était pas le seul.

-Nous ignorons encore de quelle manière ils l'ont apprit mais nous savons que ce sont les rebelles qui ont abattu ce transport alors qu'il survolait la zone des trois lacs de Penthesilea... Les dernières transmissions de son transpondeur nous indiquait une position approximative du crash, quelque part entre les trois lacs. Nous avons eu une confirmation satellite, la position de votre objectif sera donc affichée par le réseau taccom sur les visières tactiques, dont celles du Petty Officer Second Class McShaw et du Sergeant Anderson.

Comme vous le savez peut-être, cette zone n'est qu'une immense jungle tropicale remplie de marécages et la végétation se trouve être si importante qu'aucun de nos coucous ne peut directement vous déposer sur le lieu du crash. Vos pilotes vont donc vous déposer sur la berge du lac Est, d'où vous vous enfoncerez dans la jungle en warthog pour atteindre le pélican crashé. Les pilotes vous suivrons par les airs et ferons de leur mieux pour vous couvrir. Votre objectif est de nous ramener cette cargaison, ces armes ne doivent pas tomber entre les mains des rebelles.


Pour la seconde fois en deux minutes, Seth dut se retenir pour réagir. C'était là toutes les informations que la grande et puissante ONI pouvait leur fournir? Autant sauter dans un trou dont on ne pouvait voir le fond...

Le lieutenant donna les informations sur le réseau de commandement de la mission, puis annonça la présence d'un gars de ses service aux cotés de l'équipe au sol, à la surprise générale. Tous relevèrent la tête pour étudier celui qui les accompagnerais dans cette mission. Seth le fixa un moment, ayant en tête l'épisode de la capture d'Eric Lathymer, après laquelle les hommes de l'ONI ayant "récupéré" son prisonnier l'avaient laissé filer, incompétents qu'ils étaient.

Le briefing se termina peut de temps après et la majorité des hommes quittèrent rapidement la salle. Prenant son temps pour quitter les lieux, le marine put entendre la chef de mission questionner le Lieutenant Tremzat, qui donna quelques informations supplémentaires.

-Cette région n'a été malheureusement que peu explorée par l'UNSC, les plus connaisseurs de cette zone du continent sont des civils et autres pêcheurs y habitants malgré les avertissements du gouvernement sur la dangerosité des lieux. Il n'y a guère de rebelles ou de fidèles à l'UNSC là-bas, ce sont surtout des gens qui veulent qu'on les laissent vivre tranquilles. Faites très attention néanmoins, il y a beaucoup de bêtes dangereuses là-bas et la jungle est traitre. À ce que je sais, le principal danger de cette jungle est lorsque l'on arrive à la zone marécageuse : il y a de nombreuses poches de gaz empoisonnés par la fermentation qu'il subit. Extérieurement, on dirait juste que le sol est d'une couleur différente mais lorsqu'on marche ou roule dessus... la poche cède et le gaz se libère.

En ayant entendu assez, il prit la direction de l'armurerie, ou il informa son supérieur de la présence de ces poches de gaz. Lui-même ne s'en inquiétait pas outre-mesure, puisqu'il possédait encore sa combinaison étanche de sa mission sur le Spatiodock. Il décida donc de garder l'intégralité de son équipement, qui le protégerait des éventuelles vapeurs toxiques.

Ajoutant quelques grenades et chargeurs à son inventaire, il emboita le pas au Sergent Anderson et à Lauren qui étaient déjà en route pour le hangar ou s'effectuerait le départ. Le gers de l'ONI qui leur collerait au derrière tout au long de la mission patientait déja sur place, et le marine espéra qu'il était plus compétent que ses collègues de Bellerophon.

Vérifiant une dernière fois son arme, il s'appuya sur le patin d'un des engins et attendit l'heure du départ.


Dernière édition par Seth Sumner le Mar 8 Oct - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Lun 16 Sep - 22:34

Depuis sa dernière éprouvante mission le Petty Officer Mcshaw n'avait pas quitté sa petite base militaire de Jericho. Elle s'était rattachée au 352ème Régiment de soutien du NavLogCom pour soutenir l’effort de guerre contre la recrudescence  des activités rebelles dans la région. Une certaine routine s’était instaurée, se préparer, vérifier l’équipement du pélican 352, attendre, partir en urgence si nécessaire, attendre. Rien de vraiment palpitant n’était arrivé durant ses tours de garde et elle ne s’en plaignait pas. Sa dernière mission sur Tigana lui avait appris que seul un suicidaire rechercherait le danger en mission.
Cette journée n’avait pas échappé à la règle, elle s’était équipée de la tête aux pieds et embarqué la majeure partie de son matériel à bord de son Pélican. L’appareil avait clairement connu des jours meilleurs mais il volait correctement et c’est tout ce qu’elle lui demandait. Le Pélican 072 était son nouveau destrier son équipage comprenait désormais un jeune homme à l’air toujours traînard surnommé "Kermit", elle l’avait regardé avec surprise en le lisant sur son casque. L’homme s’était contenté de secouer la tête ne préférant pas en expliquer l’origine. Son chef de bord "Baraque" était un homme trapu à l’air plutôt bourru qui apportait un soin obsessif à conserver l’habitacle passager de l’appareil dans un état irréprochable.  

Cette journée avait commencé comme toutes les autres. Elle s’était équipé de la tête aux pieds et avait rejoint son hangar pour installer la plupart de son matériel de mission à l’intérieur de celui-ci avant de s’enfoncer dans le siège de pilotage. Elle prit la check liste en main et tint un stylo entre ses dents le temps de ramener à la vie son vaisseau. Elle pressa quelques boutons et commença à cocher quelques cases quand Kermit passa la tête dans le cockpit :
"Et chef ! On vous appelle pour un brief urgent. On dirait qu’on va y avoir le droit aujourd’hui..."
Son ton était beaucoup plus sombre qu'à l'ordinaire et elle fit un signe de tête en le srcutant:
"Qu'est-ce qui cloche?"
"C'est l'ONI..."

La mine du Petty Officer n'exprima qu'un mélange de surprise et d'humeur sombre.

Quelques minutes plus tard elle pénétrait dans la salle de briefing de la task force assemblée en urgence. Elle adressa en passant un bref signe de tête à l'airman Nardjib qu'elle reconnut avant de tourner son attention sur le reste de la salle. Une escouade de marines qui avaient l'air d'en avoir vu d'autres était là, ainsi qu'un lieutenant de l'ONI et un homme cagoulé. Le briefing de mission fut relativement bref et concis, tout autant qu'il fut extrêmement insatisfaisant du côté information. Il était plus qu'évident que le lieutenant ne leur disait pas tout. Mais deux choses perturbait encore l'esprit de la jeune femme. Le premier était qu'elle ait pu être désigner chef de mission. La sacro-sainte ONI aurait-elle manqué le rapport de son dernier déploiement? La seconde était l'agent assigné à sa mission.
Ce type porte une cagoule dans la salle de briefing...Est-ce que tous les gars de l'ONI sont aussi barges?
Elle n'eut pas l'occasion de pousser ses pensées plus en avant. Le lieutenant avait mis fin à la séance et déjà le groupe se dispersait. Elle remonta la fil de gens en sens inverse pour rejoindre le lieutenant:
"Excusez moi lieutenant, qu'en est-il de la région des trois lacs de Penthesilea? La zone est-elle supposée être pacifiée ou un territoire rebelle? Notre oiseau est tombé il y a combien de temps?"
"Cette région n'a été malheureusement que peu explorée par l'UNSC, les plus connaisseurs de cette zone du continent sont des civils et autres pêcheurs y habitants malgré les avertissements du gouvernement sur la dangerosité des lieux. Il n'y a guère de rebelles ou de fidèles à l'UNSC là-bas, ce sont surtout des gens qui veulent qu'on les laissent vivre tranquilles. Faites très attention néanmoins, il y a beaucoup de bêtes dangereuses là-bas et la jungle est traitre. À ce que je sais, le principal danger de cette jungle est lorsque l'on arrive à la zone marécageuse : il y a de nombreuses poches de gaz empoisonnés par la fermentation qu'il subit. Extérieurement, on dirait juste que le sol est d'une couleur différente mais lorsqu'on marche ou roule dessus... la poche cède et le gaz se libère. C'est tout ce que je peux vous dire à ce sujet. Si vous trouvez des habitants sur votre route qui s'y connaisse, ils pourront vous détailler les dangers du coin. Enfin si vous arrivez à les convaincre de parler. Quant à notre coucou, ça va bientôt faire une heure qu'il est abattu et j'aimerais que ça ne dure pas plus longtemps. Chaque seconde qui passe est une seconde de plus où les rebelles peuvent s'approprier le contenu de ce pélican crashé."
Elle acquiesça pour elle même avant de reprendre sur un ton plus informel à voix basse:
"Lieutenant? L'ONI qui se joint à une simple mission de récupération de cargaison...il y a quelque chose qu'on devrait savoir à propos du paquet?"
"Il n'y a rien à savoir qui vous soit nécessaire à votre mission Petty Officer. Tâchez de ramener cette cargaison et protégez l'agent Cross, c'est tout ce que vous avez besoin de connaitre. Rompez !"
Comprenant qu'il était plus que temps pour elle de disparaître et de ne pas attirer plus son attention elle salua promptement avant de disparaître.

Plus tard elle fit relayer l'information au sergent Anderson qui lui semblait déjà au courant. Elle se contenta de hausser les épaules avant de filer récupérer de l'équipement supplémentaire à l'intendance. Un début de plan se dessinait dans son esprit. Les causes de l'échec de sa dernière mission martelaient en boucle son esprit. Elle était décidée à ne pas vouloir laisser les choses se répéter. Sur le point de retourner à son appareil elle fit un crochet par les dortoirs et s'arrêta devant l'agent Cross. L'homme avait quelque chose d'intimidant, de mystérieux. Elle ne se laissa pas désarçonner pour autant et lui déposa deux paquets, l'un contenant un respirateur, l'autre un transpondeur.
"Vous aurez certainement besoin de ça! Votre L-T m'a clairement signifié que je devais vous protéger. M'est avis que vous vous débrouillez bien seul mais ça, ça ne peut qu'aider!"
Elle n'attendit aucune réponse de sa part et disparut superviser la sortie de son appareil et de celui de Nadjib ainsi que le chargement des warthogs. Effectuant les dernière vérifications d'usage. L'escouade de marines arriva juste avant l'heure de décollage prévu. Avant de les laisser embarquer avec l'agent Cross Mcshaw vint se tenir devant eux, calant son casque sous le bras, elle s'exprima d'une voix forte et assurée:
"Messieurs, Dame! Vous connaissez tous les enjeux de notre mission, il ne s'agit pas simplement de récupérer un colis perdu dans la jungle. Du succès de notre mission dépend le ravitaillement des unités de task force Alpha et Bravo envoyées en zones de front, leur survie est entre nos mains! Gardez ça à l'esprit.
La zone des lacs est un nid à emmerdes, elle planque des poches de gaz, des prédateurs et peut-être même des rebelles! Ne tirez pas sur tout ce qui bouge des civils vivent là bas!
Quoi qu'il arrive notre objectif est et restera la cargaison! Lorsque vos warthogs seront débarqués je ne veux aucun doute, aucune question dans vos esprits. Peu importe ce qui arrivera, vous avancez! Vous ne laisserez rien ni personne vous arrêter. Même si ce qui a abattu un de nos oiseaux devait prendre mon appareil ou celui du crewman Nadjib, vous avancez! La mission reste viable tant qu'il reste un appareil pour évacuer la cargaison.
Soyez certain que nous vous fournirons tout l'appui possible durant cette mission et que nous couvrirons vos têtes!
Allez en selle!"

L'impacte de son discours fut plus limité qu'elle ne l'avait espéré mais elle pria pour que le message soit passé. Sans perdre une seconde elle remit son casque et fila prendre les commande de son Pélican attendant le signal de confirmation d'embarquement des hommes. Lorsque celui-ci arriva elle pressa le bouton de transmission:
"Too Tall pour airman Nadjib. Je prends la tête!"

Dans un grondement sourd le pélican 072 prit son envol.
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Nom: Nadjib Lofti
Corps d'armée: URF - Section Aérienne
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Mar 17 Sep - 13:55

07 Avril 2525, 1452 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Jericho VII Military Complex, Jericho VII


Cela faisait maintenant près d'un mois que Lotfi avait été affecté au fiasco de sa précédente mission, à Tinaga et le moins que l'on puisse dire était que chacun des participants avait payé cet échec cuisant. Pour sa part il avait été affecté deux semaines, DEUX SEMAINES, dans un satané avant-poste scientifique dans les profondeurs de la chaine de montagne de Ménalipe. Au terme de ce délais, l'un des scientos s'était cassé une jambe et Lotfi l'avait ramené au complexe militaire, qui se trouvait être le plus proche. C'est à ce moment là que ses supérieurs du 121ème Régiment Aérien s'étaient décidés à le remettre aux ennuyeuses patrouilles de la base... Il ne savait ce qui était le pire : le froid et l'ennui mortels des montagnes ou bien les patrouilles blasant du Jericho-VII Military Complex ? Il ne savait que répondre mais il était sûr qu'aucune des deux options ne l'intéressait.

Cependant il pressentait qu'aujourd'hui allait être un jour nouveau depuis quelques minutes quand, alors qu'il sortait des dortoirs, un militaire lui avait indiqué un briefing urgent auquel il était convoqué sur ordre de l'Office of Naval Intelligence. L'ONI... Il se dépêcha d'aller à la bonne salle, pressé de ne pas se retrouver dans les mauvaises grâces de cet infernal organisme d'espionnage. Au fond, ce briefing, il s'y attendait. C'était comme si il le "pressentait" depuis quelques jours... Il fallait bien avouer aussi que corbeau était un bon voyant.

En cherchant une place, un pilote de la navy lui fit un signe de tête en salut et ce n'est qu'au bout d'un instant de réflexion que Lotfi reconnu le Petty Officer Second Class McShaw, qui l'avait accompagné à bord de son propre pélican à Tinaga avant de se faire abattre d'une roquette... La pauvre avait perdu son appareil malgré les tentatives de Lotfi de le réparer une fois au sol, il était irrécupérable. Une fois assis dans la salle et sur des chaises parfaitement inconfortables, un homme s'avança, dans la trentaine et en uniforme gris de la navy... l'officier de l'ONI. Il se plaça face à son public et démarra promptement :
- Je suis le lieutenant Eric Tremzat, de l'ONI. Faisant fi du fait qu'une opération de terrain soit briefée par une huile, le lieutenant continua : Étant donné la montée en puissance des violences sur Jericho VII, l'UNSC a décidé de distribuer d'importantes cargaisons d'armes par pélicans aux différents groupements récemment formés comme le groupe spécial d'intervention, la Task Force Alpha dont nous faisons partie et la Task Force Bravo, entre autre. L'un de ces pélicans a justement quitté un entrepôt du NavLogCom au sein des montagnes du continent de Penthesilea à destination de Thetis, des armes à son bord.
Ménageant les soldats qui l'écoutaient, il prit une pause et Lotfi ne s'étonna guère de cette information. Il reprit après quelques secondes d'interruption :
- Nous ignorons encore de quelle manière ils l'ont apprit mais nous savons que ce sont les rebelles qui ont abattu ce transport alors qu'il survolait la zone des trois lacs de Penthesilea... Les dernières transmissions de son transpondeur nous indiquait une position approximative du crash, quelque part entre les trois lacs. Nous avons eu une confirmation satellite, la position de votre objectif sera donc affichée par le réseau taccom sur les visières tactiques, dont celles du Petty Officer Second Class McShaw et du Sergeant Anderson.

Comme vous le savez peut-être, cette zone n'est qu'une immense jungle tropicale remplie de marécages et la végétation se trouve être si importante qu'aucun de nos coucous ne peut directement vous déposer sur le lieu du crash. Vos pilotes vont donc vous déposer sur la berge du lac Est, d'où vous vous enfoncerez dans la jungle en warthog pour atteindre le pélican crashé. Les pilotes vous suivrons par les airs et ferons de leur mieux pour vous couvrir. Votre objectif est de nous ramener cette cargaison, ces armes ne doivent pas tomber entre les mains des rebelles.

Petty Officer,
dit-il en se tournant vers McShaw, c'est à vous que reviens le commandement de cette opération. Sergeant Anderson, vous dirigerez les troupes aux sols, sous les ordres de McShaw. Alors que tout le monde pensait que le lieutenant en avait bientôt fini, il ajouta un point qui avait de quoi surprendre : Pour l'occasion, un agent de l'ONI vous accompagnera : il s'agit de crewman recruit Cross. Dit-il en pointant du doigt une silhouette sur sa gauche. C'est seulement là que Lotfi le remarqua, cet étrange personne qui se tenait cagoulée au sein d'une base militaire. Un agent de l'ONI sur une mission où il participait, c'était bien la dernière chose qu'il pouvait souhaiter mais comment s'étonner quand le briefing même se faisait par l'ONI ?

Messieurs, mesdames, j'en ai terminé. Le départ se fera dans trente minutes, au hangar C-03. Le plan de vol est déjà intégré aux systèmes de navigation de vos pélicans, vous rejoindrez Penthesilea par l'Ouest. Si vous n'avez pas de question, allez vous équipez ! Termina le lieutenant.

Sans attendre, Lotfi alla prendre son équipement à l'armurerie, le même depuis qu'il se trouvait sur Jericho-VII, avant de se rendre dans le hangar où attendait son nouveau pélican et son équipage déjà présent. Emile et un surnommé "Sync" - apparemment, le surnom provient du fait qu'il n'était jamais prêt à temps et donc jamais "Synchronisé" avec son équipe - l'attendaient tout deux, préparant le départ. Le sous-officier de la Navy, McShaw, se laissa aller à un petit discours avant de partir, une fois que tout le monde fut présent :
- Messieurs, Dame ! Vous connaissez tous les enjeux de notre mission, il ne s'agit pas simplement de récupérer un colis perdu dans la jungle. Du succès de notre mission dépend le ravitaillement des unités de task force Alpha et Bravo envoyées en zones de front, leur survie est entre nos mains ! Gardez ça à l'esprit.
La zone des lacs est un nid à emmerdes, elle planque des poches de gaz, des prédateurs et peut-être même des rebelles ! Ne tirez pas sur tout ce qui bouge des civils vivent là bas !
Quoi qu'il arrive notre objectif est et restera la cargaison! Lorsque vos warthogs seront débarqués je ne veux aucun doute, aucune question dans vos esprits. Peu importe ce qui arrivera, vous avancez! Vous ne laisserez rien ni personne vous arrêter. Même si ce qui a abattu un de nos oiseaux devait prendre mon appareil ou celui du crewman Nadjib, vous avancez ! La mission reste viable tant qu'il reste un appareil pour évacuer la cargaison.
Soyez certain que nous vous fournirons tout l'appui possible durant cette mission et que nous couvrirons vos têtes !
Allez en selle !


Lotfi fut touché par ce discours, qui était quand même dit dans un but d'encouragement - ce qui ne sembla pas marcher sur les autres personnes présentes. Si McShaw fut vexée de ce résultat, elle n'en montra rien, se contentant de monter dans son propre pélican. Lotfi fit de même et, tandis que le jeune Sync s'occupait des passagers - si il y en avait, un seul de leurs pélicans ayant suffisamment de place pour toute l'équipe au sol - Emile vérifia rapidement que le warthog de type transport était bien fixé au pélican avant de rejoindre Lotfi dans le cockpit. La dernière chose dont ils avaient besoin, c'est que le 'hog se décroche durant leur traversée de l'océan...
- Too tall pour airman Nadjib. Je prends la tête ! Résonna la voix du petty officer dans le casque de Lotfi, à laquelle il répondit.
- Echo 327, bien reçu on ferme la marche !

Attendant que McShaw et son oiseau passe devant une fois le hangar ouvert, Lotfi éleva le sien, rentrant les patins dans leur emplacement et verrouillant la soute pour ensuite glisser au-dessus du sol. Lorsque le ciel se révéla au pilote, il ressentit cet élan de liberté qui le prenait à chaque fois, excepté que cette fois-ci ce n'était pas pour une banale patrouille qu'il s'envolait...
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Nom: Daniel Cross
Corps d'armée: Office of Naval Intelligence
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Dim 6 Oct - 19:01

07 Avril 2525, 1505 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Hangar du Jericho Military Complex, Jericho VI


Tout le monde s’était enfin rassemblé, les préparatifs avaient été finalisés et tout le monde allait enfin pouvoir embarquer pour se diriger vers le camp des miliciens à quelques heures d’ici.
Mais le Petty Officer Mcshaw s’approchant vers le petit groupe, le casque calé sous son bras, tint à s’exprimer pour encourager chacun des membres présents et qui allaient servir sous ses ordres :


"Messieurs, Dame! Vous connaissez tous les enjeux de notre mission, il ne s'agit pas simplement de récupérer un colis perdu dans la jungle. Du succès de notre mission dépend le ravitaillement des unités de task force Alpha et Bravo envoyées en zones de front, leur survie est entre nos mains! Gardez ça à l'esprit.
La zone des lacs est un nid à emmerdes, elle planque des poches de gaz, des prédateurs et peut-être même des rebelles! Ne tirez pas sur tout ce qui bouge des civils vivent là-bas!
Quoi qu'il arrive notre objectif est et restera la cargaison! Lorsque vos Warthogs seront débarqués je ne veux aucun doute, aucune question dans vos esprits. Peu importe ce qui arrivera, vous avancez! Vous ne laisserez rien ni personne vous arrêter. Même si ce qui a abattu un de nos oiseaux devait prendre mon appareil ou celui du Crewman Nadjib, vous avancez! La mission reste viable tant qu'il reste un appareil pour évacuer la cargaison.
Soyez certain que nous vous fournirons tout l'appui possible durant cette mission et que nous couvrirons vos têtes!
Allez en selle!"


Malgré le fait que l’agent Cross soit cagoulé, il laissa s’échapper un sourire en coin que personne forte heureusement ne pouvait voir. Cette fille avait du cran et elle avait réussi en quelque sorte à le rassurer, ce qui renforça sa détermination à finir rapidement cette mission sans faire trop de bavures.
Cross embarqua avec l’équipe d’Anderson dans le pélican de Camilla.

Ce n’est que quelques minutes plus tard après une ambiance plutôt calme pour ne pas dire tendue que le Sergeant posa une question à Daniel.


- Excusez-moi monsieur Cross, pourrais-je vous poser quelques questions?  Vous comprendrez que c'est pour le moins inhabituel qu'un agent de l'ONI accompagne un groupe de soldats pour une récupération. Alors seriez-vous dans la possibilité de nous expliquer un peu plus clairement ce que nous allons chercher? Je n'aime aucunement l'idée de foncer tête baissée en territoire inconnu sans savoir la valeur que les rebelles accordent à cette cargaison.
Les autres marines se penchèrent, le regard droit vers Daniel, il semblerait qu’ils aient tous eu envie d’entendre la réponse.


Cross écouta avec attention les paroles d'Anderson et répondit d’un ton calme et posé, on peut dire clairement qu’il n’avait pas envie de s’attirer les foudres de ses équipiers, il décida de jouer franc jeu :

- Sergeant, je vois que vous et vos hommes doivent se poser d'innombrables questions quant à ma présence pour cette mission. Vous devez vous en douter mais si l'ONI en vient à faire lui-même à faire le briefing et d'envoyer un de ses agents sur le terrain, c'est que cette cargaison est d'ordre prioritaire de niveau 5. De plus, elle a mobilisé votre escouade connue pour sa grande efficacité. Pour ma part, je suis plus un enquêteur qu'un combattant et je pense que mes capacités pourraient être utiles à la mission. Mais je vous garantit que cette cargaison n'a rien de spéciale si ce n'est qu'elle ne doit pas tomber entre les mains des rebelles. Et vous savez tout aussi bien que moi que quand l'UFR attaque ce n'est pas juste pour s'amuser. Ils veulent tout autant que nous cette cargaison.

Les marines se contentèrent de la réponse plutôt satisfait de cette dernière et n’en posèrent plus par la suite.

Daniel vérifia dans la minute qui suivie tout son équipement, sans compter celui que Camilla lui avait donné mais dont il n’eut pas le temps de la remercier : un masque à gaz et un communicateur.
Il décida donc de se lever sous le regard toujours aussi curieux des Marines et s’en alla vers le cockpit.
Camilla semblait concentrée sur l’itinéraire et fut surprise lorsque la main de l’ONIsien vint se poser sur son épaule. Elle eut un petit sursaut qui fit retirer la main de son épaule.

- Désolé je ne voulais pas te surprendre. C’était juste pour te remercier de l’attention que tu m’as porté en m’offrant cet équipement. Je dois aussi avouer que ton discours était vraiment encourageant.

Ceci fait, Daniel rebroussa chemin et retourna s’asseoir gentiment.

Une fois arrivé à la base quasiment une heure plus tard, il suivit les marines qui allèrent se désaltérer dans la salle de vie qui se trouvait dans le baraquement qui avait un profit plutôt moderne pour un camp de milicien et en profita pour questionner trois miliciens à une table pour savoir s'ils savaient quelque chose à propos du convoi attaqué.

Malheureusement il n’obtint que des
"Je ne sais rien à ce propos." Et même l'un des miliciens se permit de lui rappeler que l'incident s'était déroulé à plusieurs centaines de kilomètres au sud du camp et que donc sa question était complètement stupide.
Soudain, un cri d’animal se fit entendre non loin et interrompit l’ambiance chaleureuse de la salle de vie.
" - Ce n'est pas normal, on dirait un Holgi mais il a l'air vachement près d'ici... Iveck, Reivik, on va aller voir ça de plus près ! " Répliqua un des miliciens qui était assis à la table de jeu de Seth.

Ils prirent leurs armes et filèrent aussitôt dehors. À peine la porte est-elle fermée que tout le monde peut entendre l'un des trois miliciens, sans pouvoir identifier de qui il s'agit, crier un
"Oh merde ! légèrement désespéré. Les autres miliciens prirent alors leurs armes et se positionnèrent un peu partout dans le baraquement.

Daniel eut un moment de lâcheté où il lui vint à l’esprit de se cloîtrer derrière le bar mais à la vue de son coéquipier Lotfi qui se positionna près de la porte et l’équipe d’Anderson qui sortit à son tour, il vint rejoindre la position de Lotfi.

Ainsi positionné, Daniel pouvait entrevoir par la fenêtre non loin la créature d’environ cinq mètres de long et un de large dont les écailles vert-brun étaient légèrement ternis par de la boue et abîmées par des lianes de la jungle.

Le combat était engagé, les miliciens et les marines tirèrent à vue sur la bête qui semblait ne rien sentir. Daniel et Lotfi entendirent la voix de Camilla à travers la fenêtre entre-ouverte qui leur ordonna d’aller voir à l’armurerie s’il n’y avait rien qui pourrait être utile contre la bête.

Aussitôt dit aussitôt fait, tous deux foncèrent vers l’armurerie et eurent le plaisir de trouver des MA3, M6A et fusils à pompe M45, un fier fusil mitrailleur léger calibre .30 trônant fièrement sur le fond de l'armurerie. En observant ce qu’ils pourraient prendre la voix de Seth Sumner passa dans le communicateur et donnait des informations très concrète sur la bestiole : elle avait une certaine faiblesse allant du cou aux pattes arrières.

Les deux soldats se dépêchèrent de prendre leur fusil à pompe et leur mitrailleuse légère et se positionnèrent chacun sur une fenêtre. Daniel fut sidéré par les dégâts que la bête avait déjà commis et qui avaient touché plus particulièrement le pélican de Camilla. Mais c’est ce moment d’inattention qui fit que Cross n’eut même pas le temps de tirer sur le Holgi que ce dernier était déjà à terre suite au tir qu’avait effectué brillamment Lotfi.

Le combat terminé, Lotfi et Daniel rejoignirent Camilla et les Marines qui s’étaient regroupés près de la dépouille de l’animal. Le Sergeant qui était apparemment le responsable de ce camp de la milice s’approcha et vint féliciter le groupe de soldats :


- Bien joué ! Je ne sais pas ce qu’il s’est passé réellement mais désormais la barrière à ultra-son a été complètement remise en fonction, nous sommes désormais en sécurité.

Sitôt le camp sécurisé que tout le monde regagnèrent leur poste et notre petite troupe prirent la route pour le lac.
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Nom: Camilla MacShaw
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Lun 7 Oct - 17:43

La mission n'avait pas traînée à démarrer et ils étaient déjà tous en vol. Tout était encore calme, depuis le cockpit il n'y avait que le bourdonnement étouffé des moteurs, le bipement régulier du radar ainsi que les conversations distantes entre les membres de l'équipes et ce qui leur parvenait encore des avant-postes à portée. Le petty Officer Mcshaw était confortablement installée dans son siège de pilotage, plongée dans son pilotage et sur le paysage qui s'ouvrait à elle. Ils survolaient ce qui ressemblait à une grande jungle, une jungle sombre qui recelait trop de dangers à son goût. Elle se demandait de qui elle devrait le plus se méfier? Les rebelles qui pouvaient avoir abattus leur oiseau ou les monstres qui se terraient entre les arbres sous leurs pieds. Une pression sur son épaule la fit soudainement sursauter, l'appareil eut un léger mouvement de tangage en réponse. Elle tourna la tête pour découvrir l'agent Cross, ce dernier lui retourna des remerciements pour l'équipement apporté et son discours. Mcshaw s'en voulut soudainement, elle s'était montrée distante avec l'agent dès le début, peut-être pour rien. Il restait toujours perturbant, au delà de l'accoutrement le tutoiement était rare dans l'UNSC, du moins en inter escouade et inter rang. Elle se contenta de lui rendre un signe de tête et un sourire avant de retourner à son pilotage.

Quelques minutes plus tard leur groupe d'intervention avait touché le sol. La jeune femme de la Navy terminait d'éteindre les consoles de pilotage pendant que le reste du groupe rejoignait les baraquements. Quittant son appareil Mcshaw ordonna à son équipage de rester à bord. Elle traversa en quelques secondes l'espace séparant les pistes d'atterrissage de ce qui semblait être le poste de commandement, retirant son casque elle pénétra dans le bureau du commandant local, un sergeant de l'UNSC Army:
"Bonjour je suis le Petty Officer Mcshaw, mon équipe est ici pour une mission spéciale sergeant. Il semblerait qu'un de nos oiseaux se soit fait descendre dans le coin. Vous avez certainement entendu leurs transmissions. Vous pouvez me dire si vos hommes ont vu quelque chose? Y a un truc qu'on devrait savoir sur la région? D'éventuels rebelles ou prédateurs?"
"Enchanté, moi c'est le sergeant Niram. J'ai effectivement entendu parler de ce crash étant donné que c'est moi qui ai donné l'alerte. Le coucou devait passer se ravitailler par-là avant de filer droit vers Thetis mais nous n'avons eu aucune nouvelle. Je ne savais pas ce qui lui était arrivé jusqu'à ce qu'un habitant du coin arrive pour nous parler d'une attaque à la roquette par des soi-disant trafiquants d'armes... encore un pecnot bourré au mauvais pinot du coin.
Bref, c'est tout ce que je sais. Le corporal Anteneiv et deux miliciens ont raccompagnés l'habitant chez lui au sud, il aurait eu quelques problèmes avec ces criminels. Ils seront pas de retour avant plusieurs heures, la route est longue en 'hog même en coupant par la berge du lac."

Voilà, c'est tout ce que je sais à propos de ça.
Il semble se retenir de dire quelque chose, hésite quelques instants, puis enchaine.
"Pour ce qui est des prédateurs, c'est une jungle sauvage alors à votre avis ? Tout ce que je peux vous souhaiter c'est de ne pas tomber sur un Holgi ou pire, un nid de Tarek. Elles ont beau être moins grosses qu'un Holgi, leur tendance à chasser en groupe est vraiment casse-burne..."

Un cri et un rugissement soudain vint de l'extérieur. Camilla se retourna soudainement pour essayer d'avoir un aperçu de ce qui se passait à l'extérieur. Une agitation soudaine s'était emparée de la base:
"C'est...c'est quoi un Holgi?
"Un Holgi, c'est une sorte de putain de lézard... mais de cinq mètre de long et en mode bouffeur de viande."
Il prend un pistolet M6B qu'il dégaine et sort en premier de son bureau. Face à la créature, il se retourne et préviens Camilla :
"Il vient du Nord-Est, ça doit venir de la clôture. L'une des antennes ultra-sons ne doit plus être alimentée... Il faut détourner l'attention de la bestiole le temps que je passe derrière elle examiner la clôture, vous pouvez me faire ça petty-officer ?"
Mcshaw suivit de près le sergeant pour découvrir l’impressionnant lézard qui l'attendait. Le sergent Anderson lui fit savoir qu'ils allaient attirer la bête. Dans le même temps elle hurla aux trois miliciens les plus proche d'elle de la rejoindre pour former une ligne de tir correcte. Pour parer à toutes éventualité elle demanda à son équipage de préparer tous les véhicules disponibles pour abattre la créature. Son dernier ordre fut adressé à l'agent Cross et à l'Airman Lofti pour qu'ils fouillent l'armurerie proche. Un bang éclata près du monstre et dans son agitation ce dernier toucha le pélican de Camilla dans un bruit qui ne lui annonça rien de bon. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que tous ouvrent le feu avant que l'airman Lofti n'achève la bête d'un joli tir en pleine tête.
Le sergeant revint juste après pour les féliciter tous, Mcshaw se contenta de lui désigner son homologue pilote d'un signe de la tête avant de filer constater les dégâts sur son oiseau.
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Nom: Nadjib Lofti
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Jeu 6 Fév - 13:20

07 Avril 2525, 1528 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Océan marin, en plein vol, Jericho VII


Le trajet jusqu'à Penthesilea se fit de manière calme et plutôt silencieuse, la cause principale étant que Lotfi n'embarquait aucun passager - tous ayant apparemment préféré monter dans le pélican du Petty Officer. Un signe d'une quelconque prémonition ? Lotfi s'en moquait éperdument, il survivrait quoi qu'il en coûte pour continuer à servir. Sync, que lui et Emile ne connaissaient que depuis quelques jours (depuis leur réaffectation aux patrouilles de la base en somme), avait du même finit par venir squatter le cockpit pour discuter. C'est ainsi qu'ils passèrent le temps durant tout le trajet, causant de tout et de rien. Alors qu'Emile finissait de raconter la chute du scientifique qui les avaient ramenés au complexe militaire, Sync changea complètement de sujet :
- Vous pensez qu'on trouvera quoi là-bas ? La cargaison je veux dire, bien que la question vaut aussi pour le camps des miliciens. Rajouta-t-il en souriant. Emile se fit un plaisir de donner son avis.
- Je pense qu'on va trouver un camp complètement pourri, avec des miliciens blasés et débraillés, complètement bourrés pour oublier où ils sont affectés. La cargaison... je sais pas, sûrement des fusils.
- Pourquoi pas mais la cargaison... on ferait tout ce trajet pour des fusils ? C'est déjà coûteux pour nous, je vois mal l'URF faire pareil pour ça. La remarque fit sourire Lotfi, qui s'amusait de la naïveté des deux hommes. Tu en dis quoi Lotfi ?
- Je pense que vous avez raison tout les deux. Il doit y avoir autre chose... on verra bien quand on y sera. Termina t-il avec une moue.

Aussitôt après les deux hommes continuèrent à discuter de tout et de rien, tandis que Lotfi restait avec ses pensées, participant de temps à autre à la conversation mais se concentrant avant tout sur le vol. Bon en même temps, voler au-dessus de l'océan ne risquait pas de poser problème excepté si il heurtait un pigeon... C'est au bout de deux longues heures et demies qu'enfin, le groupe de combat arriva au camps de miliciens, qui se trouvait bel et bien en mauvais état. De là où il se trouvait, Lotfi pouvait voir de vieux bâtiments en contre-plaqués complètement attaqués et pourris par la végétation luxuriante du lieu. Le petty officer se chargea de s'identifier auprès de ces derniers avant de se poser sur la piste d'envol/d'atterrissage, dans un sacré mauvais état, tandis qu'Emile s'extasiait à côté de Lotfi :
- Hey j'étais pas si éloigné de la vérité dites ! J'aurais dû parier de l'argent... La remarque fit sourire Lotfi malgré sa concentration sur l’atterrissage. Aussitôt posé, il coupa les moteurs et ouvrit la porte arrière de son pélican afin de rejoindre les autres, ses deux coéquipiers sur le talon.

Un milicien vint les accueillir, leur souhaitant la bienvenue et invitant tout le monde à venir le suivre dans le mess. Observant son équipement, Lotfi remarqua un aspect clairement négligé. Bien que rasé, son uniforme était mit à la hâte, son fusil MA3 datait d'un autre âge tandis que le kevlar qu'il portait devait à peine protéger d'une simple épine tant il était usé par le temps. Plus cliché, c'était difficilement concevable pour Lotfi...
Il décida de rester auprès de son pélican, avec sa petite équipe, afin de vérifier à son bon fonctionnement ainsi que de l'approvisionner en carburant. Rapidement, il fut clair qu'aucun des trois n'avait envie de rester s'occuper de la pompe à hydrogène, aussi Emile eut-il la brillante idée de jouer à la courte paille avec des brindilles trouvées par terre pour définir qui resterait... il du être sacrément dégoûté quand il tira le morceau le plus petit. Bien content de pouvoir aller se détendre avec les autres dans le mess, Lotfi laissa son co-pilote à sa tâche tandis qu'il s'en allait vers les baraquements, suivit de Sync. Sur le trajet, il demanda à ce dernier ce qu'il pensait des rebelles.
- Je préfèrerais éviter de devoir tuer des gens, quels qu'ils soient mais ils restent des meurtriers doublés de terroristes. Je préfèrerais mourir que de servir leur soit-disant cause. Pour moi, ils ne pensent qu'au pouvoir...

Dans un coin de sa tête, Lotfi nota l'information et décida de changer de sujet en passant la porte, lui proposant de venir s'assoir à la table de quelques miliciens pour jouer avec eux aux cartes. Sync déclina l'invitation et Lotfi alla s'assoir seul, non sans avoir récupéré de quoi boire et saluant au passage tout le monde. Les miliciens acceptèrent qu'il vienne jouer avec eux, et durant plusieurs minutes Lotfi passa le temps à jouer et discuter de tout et de rien. Un moment, il leur demanda pourquoi ils avaient été affectés ici mais la seule réponse qu'il reçu fut qu'il s'agissait d'une "punition". Il ne chercha pas à en savoir plus, le sujet étant visiblement épineux. Au terme d'une fin de partie pleine de rebondissements et après que Lotfi finisse par se coucher, ce fut finalement celui des quatre hommes de la table qui s'y connaissait le moins dans le jeu qui rafla toute la mise. Les commentaires allèrent bon train, l'un d'eux affirmant qu'il s'agissait là de la chance du débutant. En attendant, Lotfi venait de perdre vingt crédits pour sa part....

Cependant tout le monde fut subitement silencieux quand un énorme cri animal retentit aux alentours... un cri qui semblait dangereusement près. Habituellement, ce genre de campement était protégé par des systèmes à ultra-sons censés éloignés les prédateurs et autres animaux dangereux mais Lotfi trouvait le cri étrangement trop... fort et donc trop près. Il fut malheureusement conforté dans cette idée lorsque l'un des miliciens, à sa table, se leva :
- Ce n'est pas normal, on dirait un Holgi mais il a l'air vachement près d'ici... Iveck, Reivik, on va aller voir ça de plus près !

Les trois compagnons de jeu de Lotfi se lèvèrent alors et prirent leurs fusils MA3 parmi le tas posé contre la porte d'entrée des baraquements avant de sortir au plus vite. À peine la porte fut-elle fermée que tout le monde put entendre l'un des trois miliciens, sans pouvoir identifier de qui il s'agissait, crier un "Oh merde !" légèrement désespéré. Rien de bien réconfortant... Tandis que l'escouade de marines sort immédiatement à la suite des miliciens, Lotfi lui s'empare de sa M7 pour se poster près de la porte, la maintenant légèrement ouverte pour observer l'extérieur... et tomber sur un animal pour le moins étrange. La bête ressemblait à une sorte de lézard géant, dont les proportions se trouvaient être de l'ordre du cinq mètres de long pour un de large environs. Les écailles d'un vert-brun étaient crasseuses de boues et de quelques lianes enroulées si et là sur le corps de la bête, et diverses excroissances écailleuses dépassaient sur les extrémités de la queue du Holgi, de son cou et de certaines parties de son dos. Le Holgi regarde devant lui, la gueule grande ouverte offrant une vue saisissante de ses crocs, le groupe de trois miliciens avec un air de prédateur. À sa gauche se trouvaient les deux pélicans du groupe, avec derrière le hangar à véhicule, tandis qu'à droite se trouvaient les baraquements ainsi que Lotfi et l'agent de l'ONI qui l'avait rejoins.

Décidant qu'il valait mieux chercher une arme de plus gros calibre, l'agent Cross et Lotfi allèrent chercher l'armurerie pour voir quel type d'arme s'y trouvait. Heureusement pour eux, il n'y a avait pas là que de vieux MA3 et M6A mais également des fusils à pompe ainsi qu'un fusil mitrailleur. Alors que l'agent de l'ONI récupérait ce dernier, Lotfi lui mettait sa M7 dans son holster pour récupérer le M45, l'équipant d'une sangle pour le porter en bandoulière.
Ravis de sa trouvaille, il suivit alors l'agent Cross pour rejoindre les autres et la monstrueuse bête, tandis que les tirs redoublaient d'intensités au-dehors. Se présentant à une fenêtre, Lotfi attendit la première occasion pour tirer sur la bête. En même temps, un marines égrena une à une les points sensibles de la bête qu'il avait apparemment repéré. La seconde d'après, la bête se présente juste devant la fenêtre... Lotfi tira aussitôt, touchant l'animal en pleine tête.

À sa grande surprise, la bête ne fut que gravement blessé mais pas tué sur le coup, bien qu'un second tir alla s'écraser au même endroit, arrachant des hurlements de douleurs à la bestiole. Lotfi en vint à avoir pitié d'elle. Dans le même temps, le tir d'un fusil mitrailleur se fait entendre alors que Lotfi décide de quitter la fenêtre pour sortir. Pas de doute permis, la bête allait mourir - si elle ne l'était pas déjà - dans quelques instants. Un sergeant de l'UNSC Army, qui devait sans doute diriger le camp, arriva et expliqua que la barrière à ultra-sons avait eut des problèmes et qu'elle était remise en route. Remerciant le groupe, Lotfi se préoccupa pour sa part de son propre pélican. Il alla voir Emile pour lui demander l'état de l'appareil.
- Ça va il n'a rien mais c'était juste. En revanche je crois que l'autre a prit un sacré coup avec la queue de ce... truc. Lotfi ne pu s'empêcher de jubiler : le sien n'avait rien eut.
- Il pourra voler. La structure est un peu cabossée mais il volera, c'est l'important. Répondit-il pour rassurer. Puis le Petty Officer allait sûrement vérifier son appareil, à elle de s'inquiéter de ça, lui pouvait très bien acheminer les marines et l'agent avec un seul pélican (même si ramener la cargaison pouvait s'avérer être un problème, il suffirait de revenir en véhicule sans doute).

Toutefois ces réflexions s'avérèrent inutiles puisque le Petty Officer confirma qu'il pourrait de nouveau voler et c'est donc ainsi que, quelques minutes plus tard, le groupe reprit son envol. Direction : la jungle. Lotfi lui, ne perdait pas de vue son objectif.
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Nom: Nadjib Lofti
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Jeu 13 Fév - 15:05

07 Avril 2525, 1857 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Jungles de Penthesilea, en vol, continent de Penthesilea, Jericho VII, système Lambda Serpentis


Il n'y avait rien de plus jouissif pour Lotfi que de se sentir libre comme l'air, capable d'aller où il le voulait. C'était pour ça qu'il avait choisit de devenir un pilote après tout et jamais il n'avait jamais regretté ce choix. Aujourd'hui n'échappait pas à cette règle, bien que ce jour se transformait peu à peu en jour charnier pour Lotfi, un jour où il aurait l'occasion de prouver ce qu'il vaut ainsi que sa fidélité. En attendant il devait patienter et gagner du temps. À côté de lui, il vit Emile plongé - encore - en pleine discussion avec Sync, profitant de l'occasion offerte pour regarder discrètement son mini pad de communication. Dessus il pouvait lire un message de Corbeau : "Nous avons perdu des lions du cirque, il leur faut du temps pour trouver leur route.".

Intérieurement, Lotfi soupira... jusqu'à ce qu'à l'avant de la formation, un objet tombe du pélican du petty officer McShaw. Ce n'est qu'en s'arrêtant, tout comme elle, qu'il comprit qu'il s'agissait du hog de combat. De là où il se trouvait, le véhicule ne semblait pas avoir subit de dégâts sévères mais les marines demandèrent quand même à vérifier son état, obligeant McShaw à se poser. Il s'avéra que le véhicule pouvait toujours rouler tant qu'on ne lui en demandait pas trop, principalement au niveau des suspensions. L'escouade de marines demanda donc rapidement à Lotfi de descendre le second hog, afin de continuer en véhicules. Voilà une décision qui ralentirait considérablement le groupe... Réduisant peu à peu l'altitude de son appareil, Lotfi chargea Sync et Emile de détacher convenablement le véhicule à l'arrière. La manœuvre terminée, il rejoignit McShaw à la même hauteur avant de se positionner d'un commun accord à l'arrière de la formation tandis qu'elle irait à l'avant, les troupes au sol se situant entre les deux pélicans. De cette manière, la couverture aérienne devenait assurée.

Le reste du trajet fut forcément plus long que prévu, le convoi se voyant obligé de contourner la jungle le temps d'arriver au bon endroit et de trouver une ouverture adéquate pour rejoindre le site du crash. En chemin, l'agent de l'ONI se révéla être un piètre conducteur, ne manquant pas une occasion de ralentir tout le monde. Tant bien que mal ils continuèrent jusqu'à arriver au bout du lac à un point permettant de tourner vers l'ouest pour rejoindre le pélican écrasé ainsi que sa cargaison. Stoppant le convois, le Petty Officer partit en éclaireur avec Lotfi afin de vérifier l'absence de danger. C'est là que Lotfi remarqua une épaisse fumée noire, à plusieurs kilomètres au sud, émanant des profondeurs de la profonde jungle. Il transmit l'information au reste du groupe qui décida d'aller voir ça de plus près, au cas où il s'agirait des passagers du pélican écrasé.

Au bout d'une heure et demi de trajet, serpentant au gré des chemins boueux que les hogs parvenaient à emprunter, le groupe de combat arriva finalement à une zone un peu plus dégagée  révélant une rivière qui la traversait ainsi qu'une sorte de grange dont une partie du toit était en feu, accolée à une cabane un peu plus loin sur la droite. Les deux structures semblaient faites avec les moyens du bord, dans un bois qui ressemblait à celui des arbres de la forêt - ceci expliquant le déboisement. À première vue, la rivière sembla à tout le monde trop profonde pour les hog's, le sergeant Anderson décidant du même coup de stopper les deux véhicules. Un seul ponton de bois permettait la traversée mais celui-ci possédait une largeur trop réduite pour les warthogs. Soudain, un cri résonna que des tirs d'armes à feu suivirent promptement. Après quelques instants de réflexion, le sergeant décida que la majorité de l'escouade resterait en arrière pour surveiller les véhicules tandis que lui, l'agent Cross et Namibi irait inspecter en deux groupes la cabane et la grange à la recherche des individus apparemment en danger. McShaw elle décida de rester pour surveiller les hogs depuis les airs, laissant à Lotfi la tâche de couvrir les trois éclaireurs au sol.

Les trois concernés discutèrent majoritairement de vive voix, empêchant Lotfi d'entendre leur conversation. Il pouvait néanmoins les deviner. Le sergeant et Namibi se dirigèrent vers la cabane, laissant seul l'agent de l'ONI pour, sans doute, inspecter la grange. Étrange d'abandonner seul un agent de l'ONI mais peut-être le sous-officier des marines avait-il un quelconque ressentiment à son encontre ? Quoi qu'il en soit, les deux marines étant hors vue dans la cabane, il se rapprocha de Cross. Se faisant Lotfi ne pu que remarquer une bête, derrière la grange et quelques arbres, qui ressemblait de là où il se trouvait à une sorte d'araignée hideuse, monstrueuse mais surtout géante. Contrairement à ses cousines que Lotfi connaissait bien, celle-ci mesurait bien un mètre de haut - au minimum.

Il prévint par radio l'agent, qui fut obligé de faire le tour de la grange dans la direction de la-dite bête afin de repérer une entrée. Le pilote lui décida d'un commun accord avec Emile de dégager la route à l'agent Cross, ouvrant le feu à l'aide des mitrailleuses sur l'araignée. Malheureusement il manqua complètement sa cible, ne touchant que des arbres. La bête elle fut visiblement énervée, puisqu'elle se dirigea vers la première cible qui se présenta à elle (sous la peur ou la colère ?) : l'agent de l'ONI. Jurant à haute voix tandis qu'il s'amusait intérieurement du grotesque de son résultat au tir, le pilote déplaça son pélican pour trouver un angle de tir sur l'araignée sans toucher son allié. Ce dernier tourna les talons aussitôt qu'il vit la bête, pour apparemment s'enfuir vers la cabane. Un comportement digne de l'ONI pensa Lotfi, qui se révéla inutile au vu de la vitesse prodigieuse de l'animal qui manqua de peu de mordre l'homme. S'engagea alors un combat au corps à corps dans lequel Lotfi ne pouvait intervenir sans toucher les deux participants, tandis qu'au gré de ses déplacements Emile lui signala une autre araignée. Ni une ni deux Lotfi tira sur elle également, bien décidé à atteindre sa cible cette fois, qui s'écroula contre un arbre criblée des munitions des mitrailleuses de son appareil.

Quand il observa de nouveau le sol, l'agent avait visiblement remporté son combat puisqu'il se dirigeait vers la grange dont une entrée lui était apparue. Interrompu par le sergeant Anderson, ressorti sans doute à cause des tirs de Lotfi, il retourna bien rapidement vers la grange tandis que le marines repartait explorer la cabane. Activant sa radio, Lotfi prévint l'agent Cross de ce qu'il savait sans doute déjà :
- Si vous entrez à l'intérieur agent Cross, je serais incapable de vous couvrir. Vous serez seul.
- Je me débrouillerai mais merci de vous inquiéter pour moi ! Répondit-il dans la seconde. Tant mieux pour lui, se dit Lotfi tandis qu'à côté Emile ne put s'empêcher de remarquer une fois la radio coupée :
- Il est pas un peu téméraire pour un agent de l'ONI ?
- Il a pas trop la tronche d'une huile de l'agence en même temps. Sérieusement, qui porte une cagoule en permanence hormis les psychopathes de l'ONI qui leur servent d'homme de main ? Il ne pu s'empêcher de dire ça sur un ton de dégoût, chose que remarqua visiblement Emile.
- T'écoutes un peu trop les mensonges des rebelles. Je veux bien croire que l'ONI à des hommes de terrain mais de là à avoir des espèces d'assassins secrets...

Lotfi voulu répondre mais dû reporter la discussion en voyant l'agent ressortir de la grange en vitesse, rapidement bousculé par une araignée qui courait en direction de l'épaisse jungle tandis qu'une deuxième s'arrêtait à la vu de l'homme encagoulé. Laissant cette dernière à Cross, Lotfi se concentra sur l'araignée. Des deux côtés, le combat fut rapide. Les mitrailleuses déchiquetèrent le corps de la fuyarde et, si il ne vit pas comment Cross tua la sienne, il ne vit qu'un corps mort lorsqu'il retourna son pélican alors que l'agent pénétrait de nouveau dans la grange. Impressionnante la manière dont Cross se débarrassait avec facilité de ses ennemis, Lotfi devait l'avouer. D'autant plus que ces bêtes étaient incroyablement rapides.

N'ayant rien d'autre à faire qu'attendre, Lotfi reprit la conversation interrompue quelques temps plus tôt.
- Pour reprendre notre discussion, je pense que c'est toi qui est un peu trop naif. Tu crois sincèrement que l'ONI se contente de collecter des informations et faire des recherches ?
Emile resta silencieux. Plongé dans ses pensées, ou tout simplement en désaccord avec Lotfi au point de ne pas vouloir répondre ? Lotfi ne le sut pas. Après quelques secondes silencieuses, il osa tout de même poser une question.
- Si tu te trompais et que le combat des rebelles était justifié, si ta vie en dépendait... es-que tu les rejoindrais ? Emile se tourna vers lui, visiblement interloqué.
- Ça veut dire quoi cette question ? Lotfi ne répondant pas, à la fois timide et stressé, Emile fini par continuer. Je ne crois pas. Je veux dire... ça reste des rebelles. Abandonner toute ma vie, tout ça pour quoi ? Changer de gouvernement ? Piqué au vif, Lotfi répondit du tac au tac.
- Et Far Isle tu en fais quoi ? Il ne s'agit pas juste de changer de gouvernement mais d'être en démocratie !
À côté de lui, Emile soupira. Lotfi lui se mit à maudire son manque de sang froid, tandis qu'Emile chercha à mettre un terme à la conversation.
- Écoute on parle de ça quand tu veux une fois au sol mais terminons d'abord cette mission d'accord ? Heureux de la solution tendue, Lotfi accepta... bien qu'un peu triste.

Au sol, le sergeant entra avec Namibi à ses côtés dans le champ de vision des deux pilotes. Ouvrant le canal teamcom, le sergeant s'adressa à eux.
- Pilotes, l'agent de l'ONI est toujours dans la grange ? Cette fois, ce fut Emile qui répondit.
- Je confirme monsieur. Il devrait se dépêcher, le feu est en train de s'étendre sur le toit. Tout ça ne va pas tarder à s'écrouler à mon avis...

Il grommela une réponse que Lotfi fut incapable de comprendre avant de se diriger vers le bâtiment en proie aux flammes, suivit de Namibi. De là où ils se trouvaient, les pilotes ne pouvaient rien entendre exceptés quelques tirs étouffés par la distance. Frustré de ne rien savoir à propos de ce qui se passait, Lotfi ne pouvait que prendre son mal en patience. L'attente était d'autant plus insoutenable que la conversation précédente avait jeté un froid entre Emile et Lotfi, ce malgré la venue de Sync qui tenta de discuter - sans succès. Après un certain temps qu'il ne s'amusa pas à compter, le trio reçu la transmission du Petty Officer qui leur signalait la sortie du groupe par une fenêtre, de l'autre côté du bâtiment. N'ayant plus aucune raison de rester là, il se rendit auprès des warthogs en contournant l'épaisse fumée noire - qui avait doublée d'intensité - en escortant au passage le trio au sol, qui ramenait avec lui un quatrième homme blessée, apparemment un civil.

Une fois de retour auprès des autres, le sergeant sembla demander quelque chose à l'agent Cross et, vu les réactions de ses soldats, sur un sujet visiblement sensible. Ils échangèrent quelques répliques que Lotfi ne pouvait entendre avant qu'un soldat ne montre le civil du doigt : il était mort. Serrant les commandes entre ses mains, Lotfi se força à rester calme. Ces crétins étaient si occupés à discuter qu'ils l'avaient laissé crever sans le soigner... Demandant des explications, les deux pélicans finirent tant bien que mal par en avoir : l'agent de l'ONI avait visiblement tiré sur le civil, les fouilles de ce dernier révélant qu'il s'agissait d'un contrebandier.

L'information sembla calmer tout le monde, excepté Lotfi. Il se garda cependant de réagir, inutile de se mettre tout le monde à dos maintenant. McShaw elle en vain finalement à signaler que ce sauvetage de contrebandier raté leur avait surtout fait perdre de vue leur mission : la cargaison. Après quelques minutes de réflexion, tout le monde fut d'accord quant au fait de laisser là le corps du contrebandier pour repartir au plus vite vers le nord. Lotfi lui, se dit qu'il avait fait de son mieux pour Corbeau. Une fois dans leurs hog's, le groupe quitta en quatrième vitesse les lieux, soucieux de ne pas perdre la cargaison au profit de voleurs ou pire, de rebelles...
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Ven 14 Fév - 10:38

07 Avril 2525, 1857 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Jungles de Penthesilea, en vol, continent de Penthesilea, Jericho VII, système Lambda Serpentis

Tout était calme depuis qu’ils avaient quitté le camp des miliciens, Cross était serein malgré le fait qu’il avait complètement râter ses tirs contre le Holgi. Apparemment la journée s’annonçait difficile, la chance n’étant pas vraiment de son côté. Soudain, le pélican subit une secousse d’à peine 1 seconde suivit d’un bruit sourd non bien difficile à entendre si on tendait un minimum l’oreille.

Camilla s’adressa alors à l’équipe à bord qui furent tous étonnés au premier abord par les dires du pilote :

« Le warthog est tombé à terre ! Les attaches magnétiques ont lâché ! »
« Sans blague », se disait Daniel, cela ne pouvait qu’être dû à la frappe du Holgi.

Mais apparemment le warthog n’avait rien du fait que les pélicans faisaient du raz-motte à ce moment précis pendant qu’ils survolaient la zone du lac le plus à l’est de Penthesilea. Camilla décida de se poser pour que Daniel, le Sergeant Anderson et Seth puissent continuer au sol plutôt que d’abandonner un hog.

Lotfi déploya aussi son warthog de transport pour que tout le monde puissent continuer. Le pélican de Camilla partit en tête suivit du hog de combat et du hog de transport, le pélican de Lotfi fermant la marche. Ils se dirigèrent vers le sud en suivant la ligne de contour du lac. Arrivé à un carrefour, le groupe fit une petite pause. Les pélicans partirent alors en éclaireur et Lotfi vit une fumée noire au loin et décida d’aller voir ce qui s’y passe. Voyant le pélican de Lotfi s’éloigner Camilla demanda au reste du groupe de le suivre même si cela impliquait de s’éloigner de la mission. Pour suivre le rythme les hogs devaient accélérer. Cross, n’ayant plus conduit depuis plusieurs mois n’avait plus l’habitude de la prise de vitesse rapide des hogs et de leur maniabilité parfois discutable, coinça le hog dans de la boue après avoir heurté violemment une racine d’un arbre qui trainait. Mais avec l’accélération il réussit à s’extirper sans besoin d’aide mais ce contretemps a eu pour effet de ralentir tout le monde.

Arrivé sur la zone où la fumée était de plus en plus grosse et où cela commençait à sentir le roussi, les soldats de l’UNSC s’arrêtèrent devant un pont, surplombant une rivière, qui était bien trop étroit et fragile pour faire passer un hog. On pouvait distinguer largement une cabane, à moitié effondrée, non loin faite de matériaux plus que rudimentaires. Juxtaposée à cette cabane il y avait une grande XXX dont une partie était rongée par les flammes qui s’étaient propagées à même le toit et dont la fumée noire s’échappait du trou béant causé par l’effondrement d’une partie du bâtiment. Mais il n’y avait pas que le fait que cet endroit était en feu qui était bizarre. Rapidement, des coups de feu ainsi que des cris se firent entendre et les hommes au sol n’eurent pas attendu bien longtemps avant de réagir et de se précipiter vers l’endroit.
Seul le Sergeant Anderson, Namibi et Cross traversèrent en courant le pont, tandis que Camilla et Lotfi allaient les couvrir et que les autres allaient garder les hogs. Cross partant en tête de file en courant et préoccupé de l’état de la situation ne vit pas en premier lieu la racine qui dépassait du pont et trébucha. L’arme lourde, qu’il avait gardée depuis le campement, ne l’aida pas à se rattraper et il tomba douloureusement sur le sol sous les yeux des deux marines qui ne tardèrent pas à le relever en évitant de rire.



Arrivé sur les lieux, le Sergeant décida d'explorer les ruines de la cabane à la recherche d'éventuels survivants tandis que Cross se dirigeait vers la grande en feu. Depuis le ciel Lotfi, prévint l'agent Cross qu’il n’était pas seul. En effet, il y avait une araignée hideuse et difforme qui se tenait derrière un arbre.. N’ayant aucune autre entrée qui permettrait à Daniel de contourner cet insecte, ce dernier se résolu donc de passer du côté de l'araignée. Lotfi tenta de dégager la voie, et décida de tirer à l'aide des mitrailleuses de son pélican la bête mais ne parvint malheureusement à ne toucher que quelques arbres aux alentours.

La bête sortit de sa cachette et de peur, décida d'attaquer le seul individu visible pour elle : Daniel. Courant avec une vitesse stupéfiante sur lui, l'agent recula de quelques pas, tentant d'aller chercher le Sergeant et son équipier car il pensait qu’ils auraient été alertés par les coups de mitrailleuse. Daniel se résigna et dû se résoudre à combattre lorsque l'araignée manqua de peu de le mordre. Lâchant son fusil mitrailleur, il rate une première attaque au corps à corps le monstre.
Quand à Lotfi, il découvrit découvre une seconde araignée cachée derrière un autre arbre qu’il ne manqua pas de tirer dessus. Après plusieurs coups manqués, Lotfi Nadjib et Daniel Cross touchent l'un comme l'autre leur cible, le premier la tuant sur le coup tandis que le deuxième la met en fuite à travers la jungle.

Intrigués par les tirs de Lotfi, le Sergeant ressortit pour demander des explications à Cross qui pensa sur le coup que le Sergeant n’était qu’un sourd incompétent:

"Que se passe-t-il agent ?"
"Rien, quelques bêtes qui m'ont empêchées de rentrer dans la grange." Répondit Cross d’un ton sec.
"Nous n'avons pas fini de fouiller cabane mais les premières recherches montrent qu'il y a eu des échanges de tirs entre deux groupes, on a trouvé deux corps. On va finir de fouiller l'endroit, vous vous en sortirez ?" Continua le Sergeant.
"Pas de problème, Sergeant." Ajouta Cross plus compréhensif.

C'est alors seul, face à une double porte en bois, que Daniel décida de pénétrer la grange. Eu-t-il à peine le temps de pousser la porte que Lotfi lui accorda ces mots :

- Si vous entrez à l'intérieur agent Cross, je serais incapable de vous couvrir. Vous serez seul.
- Je me débrouillerai mais merci de vous inquiéter pour moi ! Répondit-il dans la seconde.

Il regretta amèrement dans la seconde suivante d’avoir dit cela à Lotfi… En effet, il était tombé sur une flopée d'araignées monstrueuses semblables aux deux précédentes. Deux plutôt éloignées, se dirigeaient vers un accès au fond à gauche de la grange tandis que la fumée du feu ressort par l'ouverture d'une pièce sur la droite juste en face de cet accès. Deux autres araignées affamées se trouvaient cependant prés de lui, dévorant avidement les cadavres de civils morts. Des bruits de pistolets se firent entendre ainsi qu’un cri de peur résonnant aux oreilles de l’agent. Partout autour de lui se trouvaient des caisses et des caisses, la plupart de celles ouvertes laissant apparaitre des morceaux de minerais noirâtres. Décidant que la meilleure solution pour approcher les survivants humains était de faire fuir les araignées, Cross lance une grenade sonique avant de sortir rapidement de la grange. Le bruit fit fuir les bêtes même si il avait lancé la grenade trop loin, l'une d’elle courut tellement loin qu’elle se retrouva hors de vue de Daniel tandis qu'un autre était tellement apeurée qu'elle tournait en rond sans savoir où aller.


Mais l’effet escompté avait un revers. Les deux plus proches décidèrent effectivement de fuir la grange... part la seule porte disponible, celle que Cross venait de traverser et qu'il bouchait. L'une ne chercha même pas à comprendre et bouscula carrément l'agent pour sortir. Daniel retrouva d'ailleurs son équilibre in-extremis, tandis que l'autre fût suffisamment lucide pour écouter son instinct et attaquer Cross, qu'elle touche au bras droit mais dont l’armure encaissa le coup porté. Au-dessus, Lotfi cherchait à éliminer la fuyarde à l'aide de ses mitrailleuses, la pauvre bestiole explosa littéralement en morceaux ne laissant qu’une trace noirâtre aux nuances rougeâtre. Cross ne se laissa pas faire et répliqua d’un coup de poing direct dans le corps de la bête d’une manière si brutale que sa main s’enfonça dedans. L’araignée s’effondra pitoyablement sur le sol, étouffée par son propre sang.

C'est alors qu'un hurlement d'horreur résonna atrocement, vite étouffé par le bruit des flammes... Cela ne présageait rien de bon. S’en suivirent des coups de pistolets résonnent de nouveau. Sans plus attendre, Cross pénètrera de nouveau l'intérieur de la grange pour s'enfoncer vers le fond de la grange qui commençait à se remplir de fumer. Il remarqua au passage sur sa droite que le feu s'était étendu dans toute une pièce, menaçant désormais le reste de la grange. Tournant sur la gauche, Cross aperçut sur sa gauche divers placards tandis que sur sa droite, tout au fond, se trouvait une fenêtre, un parfait moyen de s’enfuir.

Il n'a cependant pas le temps d'accorder plus d'attention à ces détails en observant ce qui se trouve face à lui : trois araignées s'acharnaient désormais sur le corps d'un homme mort qui était sans doute l'origine des hurlements entendus plus tôt, tandis que derrière elles un homme ensanglanté –sans doute le sang de ses compères vu qu’il n’y avait pas de corps d’araignées - se trouvait perché sur des caisses, tentant de repousser vainement deux autres bêtes. À terre jonchaient des chargeurs et douilles de son M6B montrant qu’il luttait depuis plusieurs minutes. Des morceaux de bois qui devait autrefois constituer une barricade de fortune s'étendaient de tous les côtés. Cross lui, décida de tirer sur le troupeau à l'aide de son fusil MA5K, lâchant une rafale. Touchant une araignée et provoquant au passage une hémorragie, elle se tourne dans la direction de l'attaquant et se précipita tant bien que mal vers l'agent Cross, suivit d'une consœur. Ralentie par ses blessures, c'est la deuxième bête qui arriva à hauteur de l'homme en premier, cherchant à le mordre à la première occasion. Emportée par sa vitesse, elle se cogne violemment contre un tas de caisse permettant ainsi à Cross de répliquer d'une rafale qui débute sa course sur le mur avant de toucher mortellement le monstre de la jungle.

Derrière lui, la deuxième araignée finit par arriver et tente de le mordre au cou. Son hémorragie de plus en plus importante ne l'aidant certainement pas, elle rate sa cible et Cross la blesse mortellement d'un coup de crosse bien placé. Mais il restait encore deux araignées et le civil n’était toujours pas en sécurité. Cross tira une rafale sur ces dernières, tuant l'une d'elle sur le coup. Malheureusement, le tir non-maitrisé eut pour conséquence que certaines balles finirent leur course dans la poitrine du civil. La force des balles projetèrent l'homme à terre qui ne lâcha qu’un « Ah fils de pute ! », à la merci de la dernière araignée qui ne mit pas longtemps avant de se jeter dessus. Encore lucide mais sévèrement blessé, écopant d'une hémorragie, Cross devait faire vite si il veut le sauver. Le civil l’appelait désespérément :
« Venez m’aider non d’un chien je ne peux pas m’en occuper seul ! »
N’ayant pas le temps de réagir ni de lui répondre, une voix se fit entendre juste derrière son dos qui le surpris au point de lui en donner des frissons : c’était le Sergeant Anderson, suivit de Namibi. Un deuxième appel du civil coupant court à une éventuelle réponse, les deux marines foncèrent vers lui. Namibi se jeta sur sa cible après avoir sorti son couteau de combat mais rata son coup, tandis que le Sergeant Anderson lui asséna juste un coup de crosse bien placé, dont la puissance tua instantanément la créature.

Alors que le silence retombait, le Sergeant réclama des explications : "C'est une blessure par balle ça, que s'est-il passé ?!"
Le civil gueula, fou de rage :
"Votre enfoiré de pote m'a tiré dessus putain de merde !"
"Ça veut dire quoi ça, agent Cross ? Vous lui avez tiré dessus ?!" Demanda le Sergeant, mais Namibi devient subitement tendu par la question de son supérieur.
Avant de répondre quoi que ce soit, Daniel remarqua que le feu s'était propagé dans toute la grange, les piégeant dans cette dernière et les menaçait dés lors de les tuer.
« Ecoutez, on en reparlera quand on se sera sorti de ce merdier ok ?, lâcha Cross d’un ton autoritaire, sauf si vous préférez brûler vif ? »
Le Sergeant se contenta d’acquiescer avant de demander à son subordonné de tirer sur la fenêtre présente qui semblait verrouillée. Le soldat dégagea la voie proprement d’un simple tir et d’un coup bien placé. Cross sauta par la fenêtre et se réceptionna gracieusement tandis que les marines qui portèrent le civil tombèrent brutalement à terre, aggravant d’avantage les blessures de ce dernier qui échappa un «Bande d’incapables ! » quand ils le relevèrent.

Retournant au plus vite aux warthogs et après avoir déposé le civil contre le warthog dont les autres marines s’empressèrent de lui fournir des soins, le Sergeant revint devant Cross et lui demanda alors une nouvelle fois :
"Maintenant que nous sommes dehors, répondez-moi : Qu'est-ce que vous avez foutu avec ce type ?"
Autour des deux hommes, la tension monta subitement, les marines étant apparemment prompts à se méfier d'un agent de l'ONI. Cross répondit d’un ton sec :
"J'ai fait de mon mieux pour aider cet homme qui était condamné si je ne l'aidais pas. Alors vaut mieux qu'il soit blessé que mort."
"Vous l'aidez en lui tirant dessus ? C'est comme ça que l'ONI traite les concitoyens ?"
"Ecoutez Sergeant, c'est plutôt à moi de vous demander des comptes ! Vous m'avez laissé gérer plus d'une dizaine de ces bestioles et moi je ne sais même pas ce que vous faisiez ?!"
"Chacun sa merde, on en a géré aussi figurez-vous. L'arrière de la cabane en était rempli. De ça et de caisses de contrebandes aussi..." Il se calma alors en disant cela. "Je pense qu'il y en avait plus dans la grange, sans doute dans ces espèces de placards."
"Donc le mec qu'on a sauvé serait un contrebandier, Sergeant ?" Demande Cross.

Le Sergeant ouvrit la bouche mais se voit couper par l'un des marines qui lui fit remarquer d’un signe de la tête que le civil en question venait de rendre l’âme. Cross se permit de le fouiller sans l’approbation de ses collègues et sans scrupule, bien que tous paraissaient méfiants et à cran vis-à-vis de lui. Dans sa veste Cross découvrit diverses listes, certaines concernant des drogues, d'autres quelques armes mais traitant majoritairement de minerai précieux, une note faisant référence à un "filon caché", sans doute inavoué au gouvernement.

« Voilà qui intéresserait le haut commandement » Se disait Daniel.

Il s'agissait donc bien de contrebandiers, le feu étant sans doute causé à l'origine par un tir perdu suite à l’invasion des bestioles, mais pourquoi elles n’ont pas attaquées plus tôt ? Voilà qui rendait perplexe Cross. Il s’empressa de montrer à tous sa trouvaille, prouvant que le pauvre civil n'était guère innocent.


Le Sergeant se calma et enchaina avec quelques phrases :

"Bon d'accord, c'était peut-être pas un ange mais essayez d'apprendre à tirer bon sang. Entre ça et le fusil mitrailleur que vous m'aviez pas l'air de maitriser... D'ailleurs où est-il, vous ne l'aviez pas sur vous tout à l'heure ?"
Par teamcom, Camilla fit remarquer que le temps pressait, la cargaison sur le site du crash attendaientt toujours et risquaient d'être pillée d’une minute à l’autre. L'équipe coupa court à la discussion, décidant d'abandonner là le corps du contrebandier à la merci des bestioles. Même si cela faisait mal à Cross de laisser un cadavre à l’air libre sans lui consacrer les derniers sacrements. Retournant à bord des hog's, le groupe repartit précipitamment vers la zone du crash, réalisant qu'ils venaient de perdre un temps précieux...
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Mer 19 Fév - 20:06

07 Avril 2525, 2012 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
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Le groupe avait repris la route depuis quelques heures à bord des hogs suivit par les pélicans de Camilla et Lotfi. Il faisait encore jour sur cette planète malgré l’heure. Ils arrivèrent finalement à destination, lieu où le pélican s’était crashé plusieurs heures auparavant. Les warthogs firent un arrêt à proximité de la carcasse qui avait laissé une grosse trainée sur le sol et dont plusieurs morceaux étaient éparpillés ci et là.

Mais il n’y avait pas que de la ferraille… il y avait aussi des corps, environ une dizaine, visibles sur environ cinq mètres, ainsi que des armes et plusieurs caisses. Les pauvres hommes ont dû être éjectés lors de l’impact. Daniel marcha lentement en direction du pélican, examinant de vue chaque corps qui portait l’insigne de l’ONI, tandis que Seth et les autres membres du groupe s’occupèrent des caisses qu’ils montèrent à l’arrière du pélican de Lotfi. Daniel se demandait pourquoi le pélican et ses alentours n’avaient pas été pillés entre le moment où il avait été abattu et le moment où ils étaient arrivés. Il arriva finalement par entrer dans le pélican qui était légèrement incliné du fait que le nez de l’appareil était planté dans le sol.
Il y avait encore quelques corps dans la carcasse, le pilote avait complètement explosé durant l’impact, ne laissant qu’une sombre trace rouge sur la vitre avant. Parmi les cadavres se trouvait ce que Daniel cherchait : une mallette que tenait l’agent l’ONI Akio Hirojii qui avait survécu au crash mais qui avait succombé à ses blessures peu après. Daniel n’eut pas trop de difficulté à la lui retirer des mains malgré le fait qu’il la tenait fermement.
Une fois sortit de là, tous les yeux étaient rivés vers lui.

 Arrivé au warthog le Sergent Anderson s’avança vers lui ainsi que tout le reste du groupe.

« Qu’est-ce donc que cette mallette Agent Cross ? » demanda Anderson.

« Il ne faut pas négliger toute la cargaison du pélican » répondit-il simplement.

Il n’y eut pas de contestation parmi l’assemblée.

Néanmoins, les attaches du pélican toujours endommagé il n’eut été pas possible de rentrer plus rapidement en pélican. Le groupe décida de le détruire grâce au tir de missile du pélican de Lotfi qui le réduisit en mille morceaux inexploitables pour quiconque.
Tout le monde remonta dans les véhicules, Seth et son équipe et Daniel dans le pélican de Camilla, Lotfi dans son propre véhicule. Camilla était donc en tête de convoi tandis que Lotfi couvrait ses arrières.

Dans le pélican tout le monde regardait encore Daniel d’un mauvais œil car ce dernier ne lâchait pas la mallette d’une seconde des yeux. C’est alors qu’un bruit sourd se fit entendre, comme si quelqu’un venait de tirer … un missile. Celui-ci qui frappa de plein fouet le pélican, obligeant les passagers à se tenir avec ce qu’il pouvait. Etait-ce un tir d’une DCA ennemi ?  Malheureusement non.

Une fois à terre, la porte de la soute du pélican de Camilla était complètement explosée, Daniel essayait de remonter la paroi inclinée du pélican, dont la porte de la soute avait été éjectée, comme il le pouvait. Il aperçut que le pélican de Lotfi était en raz-motte et qu’il lui manquait un missile supplémentaire à son appareil.

"Merde c'est quoi ce bordel ? C'était un tir de pélican ?! Lotfi, enfoiré !" s’exclama Daniel.

"Ne m'en voulez pas agent Cross mais ma loyauté va à l'URF. Disons que les informations de votre mallette nous intéressent au plus haut point. Donnez-la nous." Demanda Lotfi d’un ton ferme.

"Ou sinon ?" répondit d’un air de défi de Cross.

« Tant pis pour vous... » Répondit-il avec presque du regret.

Sur les côtés de la route, cachés dans la végétation, des soldats apparaissent de chaque côté en hauteur de la route, un commando bien armé de par leur tactique. Un étrange personnage vint rajoute au commando vêtu entièrement de noir et dont ses yeux brillaient de mille feux grâce à des lunettes de vision spéciale.
Daniel regarda  vers l’intérieur du pélican, quasi tout le monde sauf Axton et Ardall étaient encore conscients, il les aida à remonter en dehors du pélican, mais ils avaient perdus leurs armes et se retrouvaient avec des armes basiques. Le combat s’enchaina très vite par la suite que les soldats n’eurent pas vraiment le temps de se mettre à couvert.

Un premier commando tira effectua un tir de suppression dans la direction de Cross néanmoins aucune balle ne fit mouche, Daniel se plaqua contre le rochet. Son fusil dans la main, en appui sur un rocher, Daniel tira sur l’étranger homme quelques rafales de MA5K mais ce dernier évita les tirs de justesse.
Un autre commanda s’approcha avant de se mettre à couvert derrière un arbre. Il lança une grenade flash mais celle-ci rebondit et se retrouva hors de portée de qui que ce soit pour qu’elle puisse causer des ennuis.

L’homme en noir descendit avec aisance le terrain incliné et terreux, réduisant la distance entre lui et Cross, tout en tirant à l'aide de ses deux Pistolet M6E durant sa course. Mais ses tirs n’atteignirent pas Daniel.
Un troisième commando qui se tenait à l’ouest du groupe de marines se rapprocha d'Ardall et tenta de lui tirer dessus. Le tir toucha Ardall qui endommagea sérieusement son armure qui deviendrait inefficace en cas de récidive.

Le pélican lui se mettait en position de tir, prêt à faire feu !

« QUOI ?! IL TIRE AVEC LE PELICAN ?! » S’exclama Daniel à haute voix.

Lotfi fit feu sur Caxton et Cross dans une rafale de ses mitrailleuses allant de gauche à droite. Caxton n'est miraculeusement pas touché, Cross eut le réflexe extrême de se jeter à terre pour éviter de justesse les tirs.
Un quatrième membre du commando s'approcha également d’Ardall et effectua un tir en rafale sur Ardall. L'un des tirs fait mouche, blessant Ardall à la jambe.
« Ah putain, ma jambe ! » s’écria-t-elle, « Vous me le paierez bande de rebelles ! »

Ardall de colère pris le DMR qu’elle avait trouvé avant de sortir du pélican, elle visa et tira avec justesse sur le premier homme du commando. Ce dernier n'eut pas la chance et le réflexe nécessaire pour éviter le tir. Il est tué sur le coup d'un tir effectué avec perfection en pleine poitrine, l'armure étant elle complètement traversée de pars en pars.
Caxton à son tour tira une rafale de MA5B sur les deux rebelles les plus proches mais rata complètement.
Un gémissement résonna à l’intérieur du pélican, c’était Anderson qui sortait de son inconscience. Il jura quelques grossièretés avant de s’extirper sans problème de l’appareil, les tirs l’ayant surement attiré vers l’extérieur. Voyant le danger il se joignit très vite au combat après s’être remis dans le bain.

Daniel, toujours à terre, se mit sur le dos et visa deux ennemis mais rata les tirs de peu car il n’avait pas la stabilité nécessaire.
Un membre du commando lança un tir de suppression de droite à gauche, allant du Sergeant à Cross en passant par Caxton.  Pas de chance, le tir réussi et c'est le Sergeant qui fût touché en plein torse. Jeté à terre, son armure s’avèrera inefficace si cela devait se reproduire.
Néanmoins ce tir eut pour effet d’inciter Daniel à rester encore à couvert pendant un temps, toujours sur le dos.
Le chevalier noir fit un saut avec aisance par-dessus le rocher qui le séparait de Cross. Le mouvement était tellement fluide, rapide et élégant que l’exécutant ne pouvait être que très expérimenté. Il tenta de se réceptionner sur Cross pour l'attaquer lourdement au corps à corps. Mais il rata, Daniel vit le pied se poser à quelques centimètres de sa tête.
Le troisième du commando se rapprocha encore plus et tira une rafale nette sur Caxton. Les tirs auraient atteint ce dernier s’il ne s’était pas jeté à terre suffisamment tôt pour éviter d’être touché.
Le pélican de Lotfi fit un mouvement penché vers la gauche  pour ne pas toucher ses alliés et tira sur Caxton en rafale avec sa mitrailleuse.  Il rata malheureusement complètement sa cible qui se demandait même s’il savait viser.

Le combat commençait à tourner au close combat lorsque un autre du commando se rapprocha encore d’avantage et tenta un tir ciblé en plein torse sur Caxton mais rata à son tour.
Ardall visa et tira sur un commando plus éloigné malheureusement pour elle sa cible s'est jetée à terre, esquivant ainsi son tir. Caxton qui était à terre se mit sur le dos et visa un autre membre du commando. Il le toucha en plein torse, l'armure encaisse de justesse mais est désormais inutile dans cette zone. Anderson visa à son tour le même rebelle que Caxton avec un MA5B et touche d'un tir bien placé le commando ennemi qui fût blessé et lâcha son fusil à terre.
Cross, toujours à terre, commençait à penser qu’il mériterait la médaille des « couches-toi-là » si jamais elle avait existé. Il décida d'effectuer une attaque éclair ciblée au torse après s’être relevé mais l’homme en noir para son attaque d’une facilité extrême grâce aux brassards de son armure.
Le commando qui s’était planqué plus tôt derrière un arbre et courut à pleine vitesse en direction de Cross et l’homme en noir.

D’un coup bien placé, ce dernier arracha la mallette des mains de Cross qu'il tenait toujours miraculeusement dans l'une de ses mains. Il se mit à courir vers le pélican de Lotfi, s'éloignant de la zone de combat. Le paramilitaire qui était couché, se releva et courut pour suivre l’exemple de l’homme en noir.

A l’approche des deux hommes, Lotfi amorça une procédure d’atterrissage, porte de la soute ouverte une fois sur terre.
L’un des autres commandos commença, lui aussi, à courir derrière ses coéquipiers. Désorienté par sa blessure, il avait du mal à suivre le rythme des deux autres.

Ardall ne comptait pas les laisser partir, elle visa le porteur et tira. Malheureusement son tir ne toucha personne. Caxton, qui lui aussi était à terre, se lèva et lança une rafale dans le dos de la même cible qu’Ardall. Ne voyant pas venir la chose, ce dernier est touché à la jambe gauche et est du même coup stoppé net dans sa course. Anderson avança un peu plus près des fuyards et tenta sa chance sur le porteur. Ce dernier voit cette fois le coup venir et se jette à terre pour éviter les balles.
Cross se releva à son tour et se dirigea vers le porteur de la mallette et effectua une attaque lourde au corps à corps mais rata son coup. Le commando le plus proche du pélican continua sa course et tira au passage sur Cross. Malgré le tir raté il monta dans le pélican de Lotfi qui était prêt à décoller à sa demande, mais il fallait attendre les autres.

L’homme en noir ralenti, se retourna en direction de Cross et se lança avec son couteau vers lui mais ses blessures ne lui permit pas d’atteindre sa cible.
Le commando le plus éloigné de son groupe arriva au niveau de Cross et tira sur ce dernier à bout portant. Cross se jette cependant à terre à temps. Le commando récupèra la mallette que détenait toujours l’homme en noir et continue sa course.

Le deuxième commando le plus proche du pélican continua sa course, tranquille pépère. Il effectua un petit tir de suppression au passage en direction d'Ardall, Caxton et Anderson. Cela eût pour conséquence d’inciter Anderson à se mettre à couvert.
Ardall n'ayant pas suivi qui possédait la mallette désormais, décida de tirer sur le premier venu mais la distance commençait à se faire sentir et le tir rata sa cible. Caxton fit un tir de suppression sur l'homme en noir et le toucha au torse, ce dernier tomba en laissant s’échapper un gémissement.
De là où il était, Anderson prit du temps pour se placer pour arriver devant Caxton.
Cross se releva et lança une flashbang. Mais la grenade partit trop loin pour affecter qui que ce soit.
Le commando dans le pélican effectua pour ne pas changer un tir de suppression en direction de Cross et derrière Caxton, Anderson histoire de les ralentir. Il rata mais Caxton et Cross décidèrent de ne plus se tenter d’attaquer pour éviter d’être touchés.
Le commando qui avait la mallette termina la course et rejoignit le pélican.
Toujours blessé au bras le dernier commando qui manquait ne parvenait pas à courir à pleine vitesse. Il se rapprochait avec difficulté du pélican.

Ardall tenta de toucher les moteurs du pélican grâce à son DMR mais ne fit qu'érafler la carlingue.
Caxton, quant à lui, courut à son tour vers le pélican, tentant d’arrêter les commandos.
Anderson tira vers le commando encore dehors mais rata son tir qui lui érafla l’armure.
Cross se relèva et commença à courir lui aussi vers le pélican.

Le commando qui était arrivé en premier dans le pélican tenta de tirer sur Cross depuis l'arrière du pélican. Malheureusement il rata de manière magistrale son tir et toucha... son coéquipier, qui mourrut sur le coup et termine sa course face dans la boue.

Le tireur réussit à conserver son sang-froid et hurla à Lotfi de décoller.
Lotfi décolla immédiatement et quand il vit l'agent Cross à derrière sa vitre, il effectua une caricature d'un salut militaire dans sa direction. Cross s’était arrêté de courir bien qu’il était proche du pélican mais il ne pouvait plus l’atteindre car celui-ci avait quitté très rapidement du sol. Sans compter que les corps sans vie de deux personnes furent largués avant le décollage.
Malgré les tirs, Lotfi parvenait à partir sans encombre en direction de l'Est, abandonnant là les membres de l'UNSC qu'il venait de trahir et avec en poche la cargaison et la mallette.

Par com, Lotfi répondit avant d'être hors portée :"Merci de nous avoir effectué la livraison agent Cross."

«Revient là enculé ! » cria Daniel par com, mais Lotfi avait déjà coupé les communications.

Daniel, fou de rage de ne pas avoir pu l’arrêter, vit le corps encore chaud de l'homme en noir. Il s'approcha vers lui lentement avant de décocher violemment des coups de pieds, quand il fût à portée, en criant : « DA ! DA ! DA ! »
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Nom: Nadjib Lofti
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Ven 21 Fév - 11:41

07 Avril 2525, 1946 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Jungles de Penthesilea, en vol, continent de Penthesilea, Jericho VII, système Lambda Serpentis


Des heures... c'était le nombre très approximatif de temps qu'il s'était passé depuis le crash du fameux pélican mais Lotfi pensait pouvoir largement affirmé qu'il y avait désormais plus d'une journée depuis ce crash qui s'était déroulé. Pourtant malgré TOUT ses efforts pour faire perdre du temps à son groupe, Corbeau venait de l'informer que le commando que l'URF avait envoyé pour récupérer la mallette de donnée de l'ONI, que le groupe rebelle savait être à l'intérieur du pélican crashé (et dont Lotfi soupçonnait être la véritable raison de la présence de l'agent de l'ONI aujourd'hui), ne trouvait toujours pas le pélican. Lotfi ne pouvait pas les aider, il ne connaissait que la position approximative du crash mais bon sang... ils avaient apparemment même trouvé le moyen de se perdre dans la jungle ! C'était ça, l'élite de l'URF ?

À ses côtés un grommellement d'Emile ramena Lotfi à la réalité. N'ayant pas écouté ce qu'il venait de dire il le fit répéter :
- Je disais qu'on a perdu un temps considérable ! Cette jungle fourmille de contrebandiers et chasseurs en tout genre qui pourraient récupérer la cargaison avant nous et on perd notre temps à sauver des miliciens qui savent se débrouiller tout seuls ou bien à aider des contrebandiers qui ont foutu le feu à leur planque ! Il s'arrêta subitement en disant cela, ouvrant de grands yeux. Oh...

Il ne fallut pas longtemps à Lotfi pour réaliser lui aussi. Ils étaient partis si précipitamment qu'ils avaient complètement oubliés le feu de la grange qui lui, ne perdait pas de temps pour se propager... avec une jungle tout autour. Sans plus attendre, Lotfi en informa sa "supérieur", McShaw, qui transmit aussitôt l'information par radio longue portée aux miliciens. De cette altitude et avec l'aide des satellites en orbite, c'était parfait. De son côté lui, se fut au tour de Lotfi de grommeler, rageant d'avoir oublié ce genre de chose. Si le feu se propageait il allait y avoir un sacré paquet de victimes...

Pourtant il ne pouvait que prendre son mal en patience. Personne dans le groupe ne perdrait plus de temps afin d'éteindre un feu quand l'ONI attend d'eux qu'ils récupèrent la cargaison, d'autant plus que les miliciens allaient s'occuper de la grange. Les minutes s'égrenèrent lentement, au fil de la jungle qui défilait à grande vitesse sous ses yeux avant de disparaitre sous le cockpit, hors de vue. Au bout d'un temps qu'il ne compta pas, Lotfi et les autres repérèrent puis arrivèrent finalement à la zone du crash. Discrètement, Lotfi en informa Corbeau - merci à cette liaison satellite ! - afin qu'il en informe le commando rebelle.

Il fut pourtant révélé que les hogs étaient parfaitement inutiles, la zone était tout à fait dégagée et permettant donc un atterrissage des pélicans. Rapidement, tout le monde aida à ramasser la cargaison pour la mettre dans le pélican de Lotfi - il eut d'ailleurs envie de les embrasser pour leur bêtise - en faisant fi de leur mieux des nombreux corps sans doute éjectés du pélican sous la force de l'impact. Tous portaient les uniformes ou armures indiquant leur appartenance à l'ONI mais personne ne sembla y prêter attention outre mesure. Lotfi pour sa part veilla à faire un peu de place pour quelques hommes avec les caisses, et surtout permettre d'en larguer rapidement quelques unes pour laisser la place au commando. Après tout, les caisses étaient un plus mais l'objectif était la mallette. À ce propos il ne manqua d'ailleurs pas de voir l'agent Cross s'éclipser discrètement dans le transport écrasé pour en ressortir quelques minutes plus tard avec une mallette à la main. Le sergeant des marines posa bien quelques questions à ce sujet mais il se contenta - tout comme les autres autour de lui - de la réponse de l'agent qui en plus d'être un mensonge flagrant était d'une platitude sans nom... Quitte à mentir autant le faire avec classe !

Dès que tout la cargaison fut chargée dans le pélican de Lotfi, qui pu tout juste le transporter, le hog de transport fut arrimé à son pélican puis le groupe alla dans celui de McShaw et tout deux reprirent de l'altitude en douceur. Il fut décidé de détruire le hog de combat plutôt que de le laisser à qui que ce soit et Lotfi le détruisit avec joie. Bon sang, ça serait plus que facile...

Durant le vol il prit bien attention de rester en retrait par rapport à McShaw, attendant un signal de Corbeau. Lorsque celui-ci arriva, l'informant de la position du commando rebelle - qui se trouvait à très peu de distance de leur position actuelle - Lotfi demanda à Emile de prendre les commandes. Il ne répondit pas à ses questions et se rendit à l'arrière, côté passager, pour aller voir Sync. Ce dernier, au camp de la milice, avait été plus que clair sur ce qui allait se passer dans l'éventualité où il rencontrerait des rebelles. "Plutôt mourir" avait-il affirmé, dommage mais le combat de l'URF amènerait forcément des pertes, Lotfi le savait depuis le début. Prenant son courage à deux mains, évoluant entre les caisses, il dégagea son pistolet de son holster puis arriva derrière Sync qui sembla l'entendre.
- Lotfi, qu'es-ce que... Il s'arrêta net en voyant Lotfi pointer son pistolet sur sa tête. Il aurait pu réagir de mille et une manière, tenter de se battre, de se baisser, de fuir ou de demander des explications... mais il avait apparemment comprit et la seule chose qu'il fit fut de murmurer un mot, de justesse, avant que la balle ne lui transperce le crâne en éclaboussant les caisses et Lotfi au passage. Un simple mot qui pourtant brisa quelque chose au sein de Lotfi : Salopard. C'était fait. Rien de plus terrible que de dire de tels mots.

Il resta ainsi, choqué, quelques secondes avant de reprendre ses esprits : il aurait des états d'âmes plus tard, le commando lui comptait sur son aide. Retournant au cockpit le plus rapidement possible, il semblait au pilote qu'il naviguait comme dans un brouillard. Non. Non, comme dans un rêve plutôt. Il avançait sans s'en rendre compte, verser des larmes était la seule chose dont il avait conscience. Pas plus que la marche, pas plus que le meurtre, Lotfi ne parla sans même le réaliser, comme si une entité le contrôlait et s'exprimait à travers lui, tentant de convaincre Emile de rejoindre l'URF. De ne pas l'obliger à le tuer. Le concerné ne pouvait même pas tenter de se battre : si il lâchait les commandes, ils s'écraseraient tout les deux. Si il se faisait tuer aussi d'ailleurs.

Emile ne lâcha pas le morceau et Lotfi, toujours dans un rêve - ou plus précisément un cauchemar - tira sur son ami lui aussi. Immédiatement le pélican commença à partir dans tout les sens, projetant le traitre contre la paroi. Heureusement pour lui cette fois le groupe volait à plus haute altitude, n'ayant plus de hog à suivre, ce qui lui donna suffisamment de temps pour récupérer les commandes et corriger la valse mortelle du véhicule avant qu'il ne s'écrase. Ce n'est que lorsqu'il remit le casque que Lotfi sorti réellement de son état végétatif, recevant d'un coup les communications de McShaw qui demandait ce qu'il foutait, lui et Emile. Emile... De son mieux il ignora les larmes et activa le viseur automatique qu'il verrouilla sur l'un des moteurs du pélican de sa désormais ancienne supérieure. Après quoi il tira.

Tout se passa ensuite si lentement et si rapidement. Le pélican, dont le pilote avait déjà crashé le précédent sur une mission antérieure, partit en vrille avant de creuser un sillon dans la terre boueuse de la jungle, emportant buisson et arbres dans sa course. Lotfi lui s'en rapprocha, signalant au passage par radio ce qui venait de se passer au commando rebelle. Désormais il pouvait se permettre de communiquer directement avec eux. Une pensée pour Emile et Sync passa fugitivement dans son esprit avant d'en être expulsé de force et la réponse du commando se fit entendre dans ses oreilles :
- Ici le sergeant Fidari, Sacré nom celui-là ! Sûrement en provenance de ces colonies extérieures, avec leur patois local, on arrive sur votre position dans quelques minutes.

Il confirma réception de leur message et attendit. Dans sa position il ne pouvait guère faire autre chose, devant attendre que le commando n'arrive pour récupérer la mallette. Malheureusement pour lui, le pire se produisit : certains était encore conscient, et ils sortirent du coucou pour arriver à l'air libre, bien en vue de Lotfi. Dans sa radio, la voix de l'agent Cross résonna, quelque peu sonnée :
- Merde c'est quoi ce bordel ? C'était un tir de pélican ?! Lotfi, enfoiré !

Il fit de son mieux pour ne pas penser à Emile et Sync mais rien à faire. Il en voulait à l'entêtement des deux hommes, à ceux des soldats en contrebas et à l'ONI. Oui, l'agent Cross était un parfait bouc émissaire pour déverser sa colère. Mais cette colère était une colère froide. D'une voix détachée, il égrena lentement sa réponse à l'agent :
- Ne m'en voulez pas agent Cross mais ma loyauté va à l'URF. Disons que les informations de votre malette nous intéresse au plus haut point. Donnez la nous.
- Ou sinon ? Quel emmerdeur celui-là ! Il ne lui fit pas de cadeau, toujours entièrement dédié à sa colère froide.
- Tant pis pour vous... Lotfi passa alors sur la fréquence du commando : Il est à vous les gars !

Le commando avait prit position de chaque côté du pélican et l'inévitable affrontement arriva. La suite, il n'y fit attention qu'à moitié, tout se passant si vite... Les échanges de tirs, les uns touchés, les autres aussi. L'UNSC ne subit aucune perte, malgré toutes les tentatives du commando, tandis qu'une rafale bien placé toucha l'un des rebelles. Le pilote eu peur d'échouer dans sa mission, tandis que chacun de ses tirs aux mitrailleuses du pélican ne faisaient aucune victime, quand l'étrange agent de liaison de leurs alliés arracha la mallette des mains de Cross. Aussitôt il amorça un atterrissage sans plus attendre, tandis que tout les rebelles présents ramenaient leurs fesses vers lui. L'objectif c'était la mallette, tous se fichaient d'éliminer le groupe de l'UNSC qui semblait d'ailleurs prendre l'avantage.

Il ne vit absolument rien du reste du combat, étant tourné dans la mauvaise direction et n'osant pas sortir de son siège - histoire de partir le plus vite possible à la première occasion. De ce fait dès qu'il entendit l'un des rebelles lui crier de décoller, Lotfi ne se le fit pas répéter deux fois. L'un des gars avait remarqué le corps de Sync et en fit la remarque, Lotfi se permit de leur ordonner de jeter les corps par-dessus bord. D'une certaine manière, il espérait évacuer ces souvenirs, les enfouir profondément dans sa mémoire jusqu'à ne plus s'en rappeler - tout en évitant de voir le corps d'Emile à chaque fois qu'il tournait la tête. Se positionnant vers l'Est pour repartir vers la zone d'extraction prévue, Lotfi fit avec un immense plaisir, qui n'atténuait en rien son chagrin et sa colère, une parodie de salut militaire à l'encontre de l'homme encagoulé, ravis de pouvoir se moquer de lui. Juste avant d'être hors de portée, il décida de remercier l'agent Cross par radio :
- Merci de nous avoir effectué la livraison agent Cross. Aussitôt après il ne lui laissa pas le temps de répondre et se mit sur la fréquence de communication de l'URF dans ce but, pour ensuite mettre les moteurs à fond en direction de l'Est...

Désormais il apparaissait aux yeux de l'UNSC tel qu'il était réellement : un combattant de la liberté, un membre de l'URF.
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Nom: Daniel Cross
Corps d'armée: Office of Naval Intelligence
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MessageSujet: Re: [4/4] Voler, c'est mal !   Dim 13 Avr - 21:17

07 Avril 2525, 2045 heure (Calendrier Militaire / Heure Locale)
Jungles de Penthesilea, quelque part, continent de Penthesilea, Jericho VII, système Lambda Serpentis
Le crépuscule venait de tomber depuis peu, la jungle n’en devenait que plus hostile et les zones d’ombres la rendaient menaçante.
Daniel, tellement dégouté que Lotfi ait pris la fuite, ne pensait qu’à accomplir sa mission. Il préféra fouiller le mystérieux homme en noir plutôt que d’aider ses collègues à sortir tous les blessés de la carlingue du pélican de Camilla. Il n’y trouva qu’un datapad qu’il ne pût exploiter au vue de ses faibles connaissances en informatique. Mais il ne fallait pas rester sur un échec, Cross regarda aux alentours pour trouver un point élevé pour tenter de repérer Lotfi pendant que le crépuscule le permettait encore. Il décida de s’enfoncer dans la forêt, de là il trouva un grand arbre qu’il escalada sans trop de problème. Arrivé au sommet de l’arbre, le paysage en était tellement sublime que Daniel ne put s’empêcher de s’évader quelques secondes pour l’admirer. Le crépuscule se reflétait sur un lac, le ciel légèrement rosé, illuminait les montagnes et donnait une couleur orangé aux arbres. il aperçut au loin plusieurs centaines de points noirs dans toutes les directions, des oiseaux apparemment. Un point précis l’interpella car il était situé non loin du lac.
Le temps qu’il redescendit et retourna au pélican, il faisait nuit. Le Sergeant s’avança vers lui :
« Bon sang, mais où étiez-vous passé ? J’espère au moins que votre petite balade vous a aidé ?
-Bien sûr, je pars à la recherche de Lotfi. Il serait plus prudent pour vous d’attendre les secours. Avez-vous trouvé des fusées de détresse ?
-Oui bien sûr, et la radio marche encore. Ils ne devraient pas tarder.
- Très bien, j’aurai néanmoins besoin d’un de vos marines et d’un peu de matériel, je me suis dit que je pourrai emprunter un peu d’équipement au private Sumner car j’ai remarqué qu’il était plutôt bien équipé.
- Vous voulez aussi que je vous donne tous mes crédits aussi ?
- Vous avez une meilleure idée pour réussir la mission ?Je pourrai prendre le contrôle de cette escouade que cela vous chante ou non.
- Sous quelle autorité ?
- Celui du lieutenant Tremzat.
- Bien bien si vous insistez… Caxton accompagnez monsieur dans sa quête pour retrouver le sale traitre.
Daniel se dirigea vers Sumner, allongé sur le sol froid, inconscient. Cross le soulagea de ses grenades, de son casque et de son couteau de combat qu’il s’en équipa rapidement. Le temps pressait et il avait déjà perdu facilement trente minutes. Le pauvre ne se rendit même pas compte qu’on le dépouillait de la sorte. Daniel prit soin de mettre son casque de travers sur la tête de Seth pour pas qu’il soit réveillé. « Volez, c’est bien ! » dit une voix dans son esprit. Commençait-il à devenir fou ?
Il se dirigea par la suite en direction du lac au nord-est de sa position actuelle, en faisant signe de la main pour que Caxton le suive.
-Ramenez mon soldat en vie Agent !
Daniel se contenta d’acquiescer avant de s’enfoncer dans la jungle.
Après plusieurs dizaines de minutes de marche, qui fatigua légèrement l’ONIsien mais pas le marines, ils se heurtèrent à des pylônes à ultra-son comme ceux qu’ils avaient vu au camp de la milice mais cette fois sans grillage électrique. Cross fit d’un signe de la main l’ordre de continuer à avancer, peut-être allaient-ils trouver de l’aide. Ils ne s’étaient pas parler durant le trajet et il y avait un certain froid entre les deux hommes. Soudain, Caxton aperçut que Daniel allait marcher sur une bulle de souffre. « Attention ! » Lui dit-il, mais l’Agent n’eut pas le temps réagir assez vite pour éviter ce piège naturel. La bulle explosa et projeta ce dernier dans les airs, il retomba sur sa jambe avant de tomber à terre complètement. Caxton lui prêta main forte pour le remettre sur pieds.
« Ca va aller ? demanda-t-il.
Oui ça ira, répondit Cross gêné, continuons.
En plein milieu de la cour, Cross s’aperçut qu’il s’agissait d’un pavillon de chasse. Il tapa à la porte du premier logement qui lui tomba sous la main. Il entendit causer du pays.
« Qui c’est le connard qui fait tout ce raffut quand on mange tranquillement ? Z’êtes qui ?
-Bonsoir monsieur, nous sommes de l’UNSC et nous cherchons un pélican. Vous ne l’auriez pas vu par hasard ?
-Pourquoi vous cherchez un pélican ?Vous êtes pas censés être du même côté ? Vous devriez censé le savoir !
- Malheureusement il est parti sans nous pendant que nous étions partis en éclaireur. Nos communications ont été coupées pour ne pas nous faciliter la chasse..
-C’est ça et moi je suis le gouverneur ! Vous me prenez pour un con ou quoi ? Vous croyez que vos mensonges de militaire vont m’atteindre ? C’est un peu gros quand même à avaler ! Limite me dire que vous étiez parti cueillir des champignons, la fleur au fusil me semblerait plus plausible !
L’homme commençait à rentrer chez lui, une caisse sous la main.
-« Je ne sais pas si je devrais mettre le feu à sa maison ou le laisser se faire dévorer par un holgi, chuchota Daniel à Caxton.
Du fond de la cabane en bois sa voix arriva étouffée : « - Vous savez si vous voulez quelque chose de moi il faudrait commencer par arrêter de me baratiner ! »
Ce dernier, plutôt en colère que l’Agent ait été pris en flagrant délit de mensonge lui chuchota : « J’espère que vous déconner ? Y’en a ras-le-bol de vos mensonges, les marines feraient plus souvent confiance aux agents de l’ONI si ils disaient la vérité ! Entre Tremzat et vous on est déjà bien servis.
-J’essaie d’obtenir des informations Caxton. Est-ce que tu préférerais que je l’attache tout de suite sur une chaise et que je le passe à tabac pour avoir des informations ? » Dit-il à Caxton sur le même ton.
-C’est typiquement ce que nous reprochent les rebelles ! Pourquoi ne pas simplement dire la vérité ?
Daniel se résigna à cacher plus longtemps la vérité.
-Attendez ! Monsieur, excusez-nous ! Pour être franc, le pélican que nous cherchons transporte une importante cargaison et il est capital de retrouver ce pélican qui se trouve entre les mains des rebelles suite à une trahison. Ne ressentirez-vous pas le même désir de récupérer ce qu’on vous a volé ?
-Oh putain ! Vous faites pas les choses à moitié ! C’est tout ou rien avec les gars de votre genre hein ?... Ecoutez, les rebelles ne sont pas mes affaires, tout ce que je veux c’est pratiquer mon passe-temps favori. Effectivement, le pélican a survolé notre gîte en rase-motte et à vitesse maximum, ce qui est généralement interdit. A mon avis, vu qu’ils se dirigeaient vers le lac au nord-est, ils ont dû se poser un peu avant. Surtout s’ils sont recherchés. Je ne sais pas où ils ont pu se poser, il y a des centaines de lieux possibles aux abords du lac, mais à coup sûr ils sont passés par le petit port de Veinéga ! C’est un passage obligé pour aller ensuite à Thetis.
-Rassurez-vous, nous ne vous embêterons pas plus. De quel côté se trouve ce port ? Vous n’auriez pas par hasard de véhicule à nous prêter ? Le temps nous est compté si vous voyez ce que je veux dire…
- Bien sûr ! C’est par là au nord-est. Pour ce qui est des véhicules, dit-il en grommelant, faut que j’en parle à Rivik, ‘tendez là deux secondes.
L’homme partit en direction de l’autre cabane au fond, plus grande, d’où sorti un second homme un peu plus enrobé. Les deux se mirent à discuter pendant quelques secondes tout en lançant des regards sur les deux soldats. Le premier revint vers Caxton et Daniel.
-On a deux motocross mais on ne peut vous en prêter qu’une. Vous savez, il faut bien qu’on puisse rentrer demain nous aussi. Vous en faites pas, monter à deux dessus n’est pas bien compliqué !
- Il y a assez de carburant pour s’y rendre ? demanda Cross.
L’homme rassura l’Agent qu’il y en avait bien assez, il ajouta : « Si vous pouviez… fin je doute que vous ne reviendrez pas ici mais, si vous pouviez la déposer chez ma femme une fois à Veinéga ? Je vous donne l’adresse. »
Il lui donna un bout de papier sur lequel il y avait écrit deux trois mots avant de monter aux deux hommes ladite moto.
-Merci infiniment, je tâcherai de passer chez votre femme.
L’homme leur donna ses dernières indications : « En sortant par où vous êtes arrivés, allez vers la droite, à l’est, vous tomberez sur une piste
-Merci encore », dit-il en enfourchant la moto avec Caxton derrière.
Après une bonne vingtaine de minutes en route, les deux soldats arrivèrent au port de Veinéga qui était complètement endormi en cette nuit dégagée.
Daniel essaie de pister du côté des quais nos bons hommes. En cherchant bien, l’agent Cross repère tant bien que mal de légères traces de pneus partant vers l’Ouest, longeant la berge et le port pour s’éloigner du village. Il décida de suivre ces traces. Les deux compères finirent par quitter Veinéga pour longer le lac, passant parfois devant quelques habitations ou entrepôts. Soudain Caxton signala d’une tape dans l’épaule de Cross, la présence d’un bateau proche de la berge, au bout d’un ponton de fortune et clairement conçu à la va-vite. Un civil sur le ponton est en train de monter à bord du bateau.
Les deux hommes descendirent de la moto et s’avancèrent vers l’homme tout en restant à bonne distance : « Hey, qu’est-ce que vous foutez là ? » demanda Daniel
Interpellé, l’homme se retourne, son visage devint tout pâle : « OH PUTAIN LES GARS ! LES MILITAIRES SONT LA BORDEL !
-Et merde, se dit Cross à lui-même ».
Plusieurs hommes sortirent du bateau que ce soit de la cabine de navigation ou de la partie inférieure du bateau. Une silhouette familière dépassant du bateau se montra : c’était Lotfi.
Il balança une grenade fumigène en direction du ponton juste derrière le civil. Mais la grenade tomba à l’eau.
« C’est ballot ! » ajouta la voix dans l’esprit de Cross.
Lotfi, un peu perplexe par son jet, brandit sa M7 et fait un tir de suppression en direction de Cross. Mais la distance et l’obscurité ne permit pas de ralentir ses ennemis. Pire encore il toucha presque le civil qui se plaqua sur le sol pour éviter le tir.
Cross en profite pour avancer, viser le civil avec son MA5K et de tirer. Mais les tirs ratent leur cible qui vint abimer le ponton.
Un tir sortit de l’intérieur du bateau et vint se loger dans la belle armure noire de l’ONI de Cross. Caxton décide lui aussi d’avancer pour mieux repérer les ennemis mais l’obscurité à l’intérieur du bateau et les murs ne lui permettent pas de voir quoi que ce soit. Il décide de tirer sur Lotfi mais il réussit à se jeter à terre à temps.
Le civil, faisant preuve de témérité, court après s’être relevé vers le bateau. Il dégaine une arme et tira sur Daniel qui évita sans problème mais se retrouva à terre. Le moteur du bateau commençait à ronronner avec difficulté ce qui eut pour incidence de capter l’attention de Cross. Lotfi en profita pour tirer une rafale de M7 sur lui. Ce dernier esquiva d’une petite roulade sur la gauche mais la deuxième rafale lui toucha sévèrement le dos et le torse. Son armure n’était donc plus effective et une hémorragie empêcha Cross de faire une quelconque action. Un mec du commando tira sur Cross déjà bien amoché mais rate, son tir sur Caxton aussi.
« Ca va mettre du temps à cicatriser complètement » se disait Daniel en se relevant avant de balancer une grenade qui allait dire bonjour aux grenouilles et un tir de MA5K qui finit dans la coque supérieure du bateau et ne l’égratignant même pas.
Un commando sortit de l’ombre et tira une rafale sur Cross, la balle atteint sa jambière droite qui encaissa le tir mais ne peut encaisser d’avantage. Caxton voyant le bateau sur le point de démarrer commence à piquer un sprint en direction du bateau. Le civil essaie de tirer sur Caxton et le touche mais son armure encaisse. Lotfi tente lui aussi d’arrêter Caxton mais rate complètement son tir. Daniel se lève à son tour et commence à courir vers le bateau lui aussi. Les balles fusèrent sur les deux soldats mais le destin voulait surement que les deux hommes arrivent sur le bateau. Une fois sur le bateau, Caxton ouvre le feu sur un commando et Lotfi, le premier meurt directement suite à un tir bien placé dans la tête qui lui fit reluire le ponton, Lotfi lui subit une hémorragie sur le bras gauche assez sérieuse ce qui a pour effet de lui faire lâcher sa M7. La violence du combat oblige les civils à ne pas bouger de leur couverture, tellement ils sont terrorisés.
Daniel arrive sur la position de Caxton et attaque Lotfi avec son couteau, le premier coup toucha son torse mais son armure encaissa, le deuxième atteint son visage ce qui lui vaut une belle balafre au niveau de la joue. Pendant le combat, un civil saute à la mer de peur, personne ne sait s’il s’en sortira vu sa blessure légère. Lotfi tente une action désespérée en sortant son M6D et tente de viser la tête de Daniel, mais les tirs ne le touchèrent pas du fait que l’Onisien lui tenait le poignet. Un bruit de tir qui ne venait ni de Caxton ni de Daniel se fit entendre. Caxton remarque que ces tirs viennent de la cabine à l’avant du bateau.
Une secousse se fit ressentir : c’était le bateau qui démarrait enfin ! Les planches qui servaient de ponton commençaient à tomber dans l’eau.
Lotfi profite de ce petit évènement pour reculer de deux pas et de tirer sur Caxton dans la tête mais les tirs manquèrent leur cible et atteignirent une lampe en bout de bateau. Daniel remarqua aussi que les tirs venaient de la cabine de navigation. Il avança d’un pas et se jeta avec vitesse au couteau sur Lotfi qui tenta tant bien que mal à parer avec son M6D. Le couteau trancha dans le casque, assez pour l’égratigner mais pas pour le tuer. Caxton lui entendit un claxon au loin mais n’y fit pas attention. Il tira sur Lotfi avec son MA5B, des balles le touchèrent au torse et plusieurs à la tête dont une lui traversa l’œil, une autre sa joue et une dernière son cerveau ; une mare de sang fut projeter contre le mur derrière lui. Il tomba net à la renverse, il se sera battu comme un héros mais le destin ne lui a pas permis d’en devenir un aux yeux des rebelles.
Un des civils tient le choc malgré la mort d’un des soldats. S’en suit Daniel qui avança vers la cabine. Il sortit son flingue et visa le dernier commando restant mais ses tirs ratèrent malheureusement, traversant la fenêtre du bateau. Il retenta sa chance mais le commando esquiva le tir en se jetant à terre. Ce dernier se relève aussitôt et tire sur son assaillant qui se jeta à terre, mais celui-ci retira sur le pauvre qui n’eut pas le temps de réagir, il est malheureusement encore touché au torse. Caxton rejoint la position de Daniel et tira sur le commando qui fut touché à la tête mais sans le tuer, du sang commençait à ruisseler sur son visage. Le Civil est toujours pris de peur et se recroqueville. Soudain un civil tente d’assommer Caxton en sortant de l’ombre avec son M6D. « Aya ! » cria-t-il. Caxton évita le coup venant de son dos d’un simple mouvement. Le Civil voyant qu’il n’eut pas réussi fit un pas en arrière. Daniel, énervé, s’avança vers le dernier commando et l’attaqua au corps à corps toujours avec son fidèle couteau. Le civil aux commandes du bateau tira sur Caxton mais celui-ci sauta pour esquiver le tir.
Un des deux derniers commandos s’avança vers Cross et tenta de lui asséner deux coups de crosse qui ratèrent lamentablement, Cross les parant sans problèmes.
Caxton se relève et va sur la position de Cross, il utilise son arme pour faire un tir de suppression sur les deux hommes plus résistants que des voitures mais les tirs ne font rien. Un des civils arrête de faire avancer le bateau et se recroqueville en tremblant de peur.
Daniel s’avança sur le commando et lui asséna deux coups, dont un rata mais l’autre toucha le torse ce qui le handicapa sévèrement. Ce dernier tenta d’asséner deux coups de crosse à Cross mais se rata durement. Il décida de s’éloigner De dos on voyait qu’il portait toujours par miracle la mallette sur une attache magnétique.. Le civil tenta désespérément de tirer sur Daniel mais ne fit pas mouche.
Quand à Cross il s’avança vers le commando fuyard et l’attaqua, il détruisit son armure à la jambe et le blessa légèrement. Il se retourna et commença à tirer sur Daniel dont les tirs brisèrent son armure au bras gauche.
« J’ai l’impression d’être tout nu, plus de protection jambes, torse et bras » se disait Daniel intérieurement. Caxton avança sur la position du dernier commando et tenta de lui asséner des coups de crosse mais rata. Daniel attaqua encore le commando et cassa encore une de ses protections à la jambe. Un civil tente de fuir et un autre fait des tirs ratés sur Daniel. Ce dernier continue inlassablement à assaillir son ennemi au couteau, le premier coup touche l’armure du bras du type, le second finit dans son dos, le tuant instantanément. Il s’étale par terre, laissant tomber la malette qu’il avait sur lui.
« A la casse » se disait Daniel intérieurement
Manque de chance, le civil en train de fuir eut l’intelligence de ramasser la mallette au passage et donc courut vers la mer. Il en profita pour tirer sur Daniel mais le rata vu la vitesse où il courrait.
Son collègue le civil lui resta coincé en position fœtal. Caxton avança alors sur la position de Cross, rechargea et enchaina par un tir de suppression mais le civil n’en fut pas affecté.
« Ah non pas deux fois mon coco ! » cria Daniel à l’homme.
Il s’élança sur le civil qui lâcha un cri de panique en le voyant arriver. Cross blessa le civil à la jambe ce qui le stoppa net dans sa course. La douleur lui fit lâcher la mallette mais sa force cinétique resta la même : elle passa donc par-dessus bord. Daniel sauta immédiatement dans l’eau et réussi à récupérer la mallette qui n’avait pas eu le temps de s’immerger dans l’eau.
Une fois de retour sur le bateau, Caxton les avaient menottés à la barre. Il demanda à l’un d’eux de les ramener au port. De là, Caxton appela de l’aide via la radio pendant que Daniel fouillait les corps de Lotfi et des deux commandos pour trouver des objets intéressants, des équipements comme le casque de Lotfi finirent dans un sac que Cross emporta, il trouva sur lui aussi un datapad et quelques notes d’instructions.
Un Falcon avec le Sergeant et des hommes de l’ONI en armure noire arrivèrent sur le port. Daniel leur ordonna de récupérer les caisses d’armes, d’évacuer les pro-rebelle, le corps de Lotfi, lui-même et Caxton. Une fois de retour au complexe de Jericho, le Lieutenant Tremzat les attendait sur la plateforme. Camilla et les autres avaient déjà été transférés à l’hôpital, le corps du mystérieux homme en noir était déjà parti en autopsie, les caisses de munitions remises à l’UNSC et les civils partirent aussitôt en interrogatoire mais on ne les revit plus.
-Bien joué Agent Cross. L’ONI eut bien raison de me confier un agent comme vous pour remplir ce type de mission. Félicita Tremzat à la réception en main propre de la mallette par Cross.
-Je ne fais que ce pour quoi j’ai été formé monsieur. Je vous remets aussi les différents datapads de l’homme en noir et Lotfi, j’espère vous pourrez en tirer quelque chose.
-Merci infiniment Agent, rompez.
-Euh monsieur, une dernière proposition.
-Je vous écoute ?
-Pourriez-vous enterrer dignement le soldat Lotfi, monsieur ?
-Ce traitre ? Mais pourquoi ?
-Il a quand même servit plusieurs fois les intérêts de l’UNSC d’après les dossiers qu’on m’a fourni. Accordez-moi cette faveur, s’il vous plait.
-Soit, requête acceptée. Vous pouvez disposer.
-Merci, Lieutenant.

Daniel mis le sac avec les affaires de Lotfi dans son casier avec aussi le casque, le couteau de Seth, ainsi que le MA5B qu’il avait récupérer entre deux. Il jeta ses armures en piteuse état et alla à l’infirmerie se faire retirer les éclats de balles dans le corps. La cicatrisation rapide ferait son boulot par la suite.
Il alla voir les autres à l’hôpital dans la soirée.
-Comment vont-ils ? demanda-t-il au Sergeant qui était assis sur un siège d’attente.
-Oh ils ont surtout été secoués par le choc, ce ne sont que des blessures mineures. Et vous ? Caxton m’a dit que vous aviez grièvement été blessé ?
-Ce n’est rien, du moment que la mission est accomplie ce n’est plus un problème.
-Bon j’ai acheté des fleurs pour Camilla je vais lui apporter dans sa chambre.
-Hé Cross ! Je vous aime bien finalement ! Merci d’avoir ramené mon gars en vie !
-Il n’y a pas de quoi Sergeant.

Dans la chambre de Camilla, Cross déposa les fleurs dans un vase avec un petit mot puis partit. Elle ne s’était toujours pas réveillée.

Sur le chemin des baraquements Cross entendit quelque chose d’inquiétant : « Non ! Non ! On a toujours pas retrouvé le pélican de Lotfi, pourtant un des pro-rebelle a attesté avoir reçu un message comme quoi ils s’étaient posé là-bas. »
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